Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinions

Les lecteurs ont voix au chapitre

Mes respects, Monsieur le Président En vous regardant ces quelques jours recevoir cette foule et vous, dans votre malheur immense, essayer de la consoler, En vous écoutant dire aux gens, au moment le plus terrible pour vous « Que cette nuit soit une nuit de prières », En vous voyant si droit, si fort, si altier, si sage et si noble dans votre malheur, Vous me faites penser au Cèdre du Liban. Monsieur le Président, c’est d’hommes comme vous que le Liban a besoin pour continuer d’exister. Que Dieu vous garde. Sally TRABOULSI N’en déplaise aux assassins Leur bassesse et leur lâcheté n’auront jamais raison de notre volonté de préserver notre identité et notre pays. Le sang versé par Samir, Gebran, Pierre et tous les autres ne fait que stimuler cet élan du printemps 2005 qui a montré au monde entier notre désir de nous prendre enfin en main, malgré les embûches et les obstacles posés par des sauvages dénués de tout sens des valeurs. Libanais, où que nous soyons, ne nous laissons pas entraîner dans leur piège diabolique qui n’a pour but que de déstabiliser un gouvernement qui fait montre du courage nécessaire pour préserver la souveraineté de notre pays. Un gouvernement qui ne craint plus d’agir que pour l’intérêt d’une nation qui n’a plus le droit à l’enlisement. Le terrorisme des lâches ne parviendra pas à replonger le Liban dans la guerre civile. Elle est derrière nous, elle nous a marqués au point de déployer toute l’énergie qu’il nous faut pour l’écarter définitivement. Le tribunal international sera créé. Et y comparaîtront tous ceux que nous pointons du doigt depuis deux ans, les vils dictateurs comme les brebis galeuses libanaises. Ils seront jugés tôt ou tard. Ces traîtres n’ont pas leur place dans un Liban que nous voulons pacifique et prospère, un Liban qui appartient et qui n’appartiendra qu’aux Libanais. Ne baissons pas les bras. C’est le moment ou jamais de poursuivre nos efforts et de soutenir notre gouvernement dans son action de redressement du pays, n’en déplaise aux assassins. Restons unis pour sauver le Liban. Robert MALEK Avant l’irréversible… C’est sans doute la dernière chance, celle qui est espérée avant que le pays ne sombre dans l’irréversible, le chaos, la guerre civile ; ces fléaux qui guettent et se font, jour après jour, de plus en plus pressants, de plus en plus menaçants. Un dernier sursaut de nationalisme dans le sens le moins nombriliste possible est demandé au général Aoun afin que l’histoire ne se répète pas, ne se répète plus. Qu’il choisisse son camp. Clairement. Plus précisément, qu’il bascule là où il est attendu, naturellement. Qu’il fasse fi de mésalliances et alliances nées des calculs d’un stratège en balistique peut-être, mais pas en politique. Ses règlements de comptes personnels liés à l’exil et à la soif du pouvoir peuvent attendre. Ce sont ces milliers de personnes qui ont, un jour, scandé son nom à Baabda, se constituant boucliers humains pour le protéger qui lui demandent aujourd’hui de ne pas être celui par qui le malheur arrive ; le malheur de diviser les chrétiens pour que règne le chaos et se déchaînent les vieux démons fratricides. Il est encore temps pour lui de faire volte-face et de tendre la main aux forces du 14 Mars. À moins qu’il n’attende que les liquidations ciblées ne poursuivent leur cours macabre, amputant définitivement le Liban de l’élite de ses fils. Bélinda IBRAHIM Au pays des merveilles Dans les pays où le gouvernement respecte ses citoyens, suite à des événements tragiques (encore beaucoup moins graves que ceux que nous vivons actuellement au Liban), les ministres présentent leur démission. Au Liban, les événements tragiques donnent une occasion aux ministres de revenir sur les leurs. Suite à l’horrible assassinat de cheikh Pierre Gemayel, on aurait pu s’attendre à la démission du ministre de l’Intérieur par intérim, et non au retour de l’ancien titulaire de ce poste, Hassan. Si le résultat de la manifestation en réaction aux caricatures sur le Prophète a été la démission du ministre Sabeh, la série d’attentats qui se poursuit avec le meurtre du jeune ministre de l’Industrie mérite la démission du gouvernement entier ainsi que celle du chef de l’État en passant par le président de la Chambre jusqu’au dernier fonctionnaire. Et que tout ce monde soit remplacé par du sang neuf, qui ne soit pas le fils de, le sous-fifre de, l’ex de ou le petit-fils de, ni ex-exilé ou ex-prisonnier. Personnellement je n’ai rien contre M. el-Sabeh, mais je trouve la situation inqualifiable, voire ridicule. Johnny FENIANOS
Mes respects, Monsieur le Président

En vous regardant ces quelques jours recevoir cette foule et vous, dans votre malheur immense, essayer de la consoler,
En vous écoutant dire aux gens, au moment le plus terrible pour vous « Que cette nuit soit une nuit de prières »,
En vous voyant si droit, si fort, si altier, si sage et si noble dans votre malheur,
Vous me faites penser au Cèdre du Liban.
Monsieur le Président, c’est d’hommes comme vous que le Liban a besoin pour continuer d’exister.
Que Dieu vous garde.

Sally TRABOULSI

N’en déplaise aux assassins

Leur bassesse et leur lâcheté n’auront jamais raison de notre volonté de préserver notre identité et notre pays. Le sang versé par Samir, Gebran, Pierre et tous les autres ne fait que stimuler cet élan du printemps 2005 qui a montré au monde...