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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth en chômage technique

Le marché libanais des valeurs mobilières était en chômage technique hier après un arrêt de travail pendant deux journées consécutives, mercredi pour cause de fête de l’Indépendance et jeudi pour le dernier adieu officiel et populaire réservé au ministre martyr Pierre Gemayel. À cela aurait contribué l’appel lancé la veille par les organismes économiques à tous les établissements bancaires, financiers et commerciaux pour observer une grève générale de deux jours, vendredi et samedi, en signe de protestation contre la grave détérioration de la situation intérieure et pour obtenir la satisfaction de plusieurs revendications qui sont censées faire sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve. En l’absence donc d’intermédiaires financiers, les cotations n’ont pas pu reprendre hier à la Bourse de Beyrouth, faute d’ordres d’achat et de vente en provenance des opérateurs sur les valeurs qui y sont cotées. Il en est de même du marché libanais des changes qui n’a pas pu fonctionner hier en raison de la fermeture de toutes les banques de la place. Les Bourses plombées par la chute du dollar À l’étranger, les grandes Bourses mondiales ont achevé la semaine hier en baisse. Elles ont été affectées par la chute du dollar face à l’euro qui a plombé les actions des sociétés européennes, réalisant une grosse partie de leurs chiffres d’affaires aux États-Unis. La hausse des prix du pétrole en rapport avec des problèmes au Nigeria a également pesé sur la tendance sans pour autant bénéficier aux sociétés productrices sur fond de niveau élevé des stocks américains et d’amélioration de la météo aux États-Unis. Il en est de même de la Bourse de New York qui a perdu du terrain au termes d’échanges écourtés au lendemain de la fête de Thanksgiving et marqués par l’absence de nombreux opérateurs. Seule nouvelle de nature à troubler les indices, le dollar, qui a lourdement chuté, incitant les investisseurs étrangers à engranger les gains que leur procure la récente hausse de leurs actifs américains. Mais il n’en demeure pas moins que l’attention des opérateurs, comme au lendemain de chaque Thanksgiving, s’est focalisée sur les titres de la distribution dans la mesure où cette occasion, dénommée « Black Friday », marque traditionnellement le coup d’envoi de la période des achats de Noël. Sur les marchés internationaux des changes, le dollar a lourdement chuté contre les principales devises, permettant à l’euro de grimper à son plus haut niveau depuis le 21 avril 2005. Plusieurs explications ont été avancées pour justifier cette glissade du billet vert dont le déclenchement d’ordres de ventes automatiques de dollars à partir du seuil de 1,30 $ contre l’euro. Mais le ralentissement de l’économie américaine, qui exclut toute perspective de hausse du loyer du dollar, et la quasi-certitude que les taux en zone euro devraient atteindre 3,5 % ont constitué la principale raison de cet accès de faiblesse du billet vert. Élie KAHWAGI
Le marché libanais des valeurs mobilières était en chômage technique hier après un arrêt de travail pendant deux journées consécutives, mercredi pour cause de fête de l’Indépendance et jeudi pour le dernier adieu officiel et populaire réservé au ministre martyr Pierre Gemayel. À cela aurait contribué l’appel lancé la veille par les organismes économiques à tous les établissements bancaires, financiers et commerciaux pour observer une grève générale de deux jours, vendredi et samedi, en signe de protestation contre la grave détérioration de la situation intérieure et pour obtenir la satisfaction de plusieurs revendications qui sont censées faire sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve.
En l’absence donc d’intermédiaires financiers, les cotations n’ont pas pu reprendre hier à la Bourse...