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Paris, vivre ou laisser mourir

Complètement déboussolé, le Paris-SG, largué en championnat, englué dans sa crise automnale, peut tout aussi bien se relancer face à Hapoël Tel-Aviv, ou bien s’enterrer un peu plus profondément, ce soir. L’inimaginable est devenu de l’ordre du possible : le Paris-SG est tellement mal en point, contrairement à ce que Guy Lacombe répète inlassablement, que tout est désormais envisageable. Même le scénario catastrophe et une défaite face au modeste club israélien d’Hapoël Tel-Aviv au Parc des Princes. Le devis du traumatisme de la gifle bordelaise (2-0 au Parc) est encore à faire. Personne ne sait dans quel état vont se présenter les hommes de Guy Lacombe, que l’on imagine forcément sonnés après leur quatrième défaite à domicile en championnat. Fidèle à sa politique de repli sur soi, le Paris-SG a préféré se cloîtrer en alignant les entraînements à huis clos depuis le début de la semaine, histoire que rien ne vienne perturber une équipe décidément bien fragile. Quant à l’avenir du technicien parisien, les règles non dites sont cette fois-ci assez claires : une défaite face à Tel-Aviv et son sort devrait être scellé. Lacombe a tenu jusqu’ici de façon assez inédite depuis le début de la saison, lui qui vient d’enregistrer le plus mauvais départ de l’histoire du club en championnat (14e de L1 avec 16 points). Mais sa marge de résistance est désormais aussi épaisse qu’une feuille de papier à cigarettes... Précédent fâcheux Depuis peu, le vent semble en effet avoir légèrement changé de direction. Même si le président parisien Alain Cayzac assure soutenir son entraîneur, détestant officiellement « le concept du bouc émissaire », une nouvelle désillusion serait de trop. Lors de son premier match en UEFA, face au Rapid Bucarest, un autre Paris-SG, pas très en forme à l’époque, avait réussi à ramener un nul sans gloire (0-0), mais plutôt bienvenu à l’époque. Mais là, un nul ne servirait à rien. Du coup, le spectre d’un précédent fâcheux pour le Paris-SG face à un autre club israélien commence à rôder. C’était il y a 6 ans, face au Maccabi Haïfa en Coupe des coupes. Humilié au match retour, le Paris-SG avait été éliminé dès les 16es de finale, déclenchant une énième crise qui coûta sa place à l’entraîneur de l’époque, Alain Giresse, quelques jours plus tard. Lacombe le sait. Mais il n’a visiblement pas l’intention de modifier sa déroutante méthode de fonctionnement. Privé sur blessures de Chantôme et de Traoré, il devrait se passer volontairement des deux cadres Yepes et Kalou, tout en alignant Édouard Cissé contre son gré en arrière droit. C’est vrai que pour un entraîneur qui pense encore que son équipe est « sur la bonne voie », on ne change pas une méthode qui gagne...
Complètement déboussolé, le Paris-SG, largué en championnat, englué dans sa crise automnale, peut tout aussi bien se relancer face à Hapoël Tel-Aviv, ou bien s’enterrer un peu plus profondément, ce soir.

L’inimaginable est devenu de l’ordre du possible : le Paris-SG est tellement mal en point, contrairement à ce que Guy Lacombe répète inlassablement, que tout est désormais envisageable. Même le scénario catastrophe et une défaite face au modeste club israélien d’Hapoël Tel-Aviv au Parc des Princes.
Le devis du traumatisme de la gifle bordelaise (2-0 au Parc) est encore à faire. Personne ne sait dans quel état vont se présenter les hommes de Guy Lacombe, que l’on imagine forcément sonnés après leur quatrième défaite à domicile en championnat.
Fidèle à sa politique de repli sur soi, le Paris-SG a...