Rechercher
Rechercher

Actualités

Les ciné-clubs

Mysterious Skin, de Gregg Araki Depuis Splendor, on était sans nouvelles de Gregg Araki, cinéaste indépendant dont les films Totally Fucked Up, Doom Generation et Nowhere ont formé une trilogie baptisée Teen Apocalypse. Habitué jusqu’à présent à réaliser des films à partir de ses propres scénarios, Gregg Araki adapte cette fois le roman éponyme de Scott Heim. Mysterious Skin reprend les principales thématiques chères au réalisateur, notamment l’adolescence, les relations à trois et les marginaux. Si l’histoire comprend des éléments assez casse-gueule (la pédophilie, la sexualité ou encore l’enfance), le cinéaste se dépatouille extrêmement bien, ne tombant jamais dans le mélodrame ou le pathos, mais offrant plutôt une œuvre à la fois dure, poétique, gênante, lyrique et attachante. L’univers beau et cruel de Mysterious Skin est rehaussé par une mise en scène inventive (caméra emportée, gros plans et plans subjectifs) et une sublime bande originale composée par le tandem Harold Budd (une légende de la musique d’ambiance) et Cocteau Twins, sous la direction de Robin Guthrie. Le film réunit trois acteurs au talent prometteur: Brady Corbet, qui a interprété le frère de Evan Rachel Wood sous la direction de Catherine Hardwicke dans Thirteen; Joseph Gordon-Levitt, qui s’est notamment illustré dans 10 Things I Hate About You et Halloween: H20; et Michelle Trachtenberg, très connue du jeune public américain pour son personnage récurrent dans la série Buffy the Vampire Slayer. L’histoire: à 8 ans, Brian Lackey se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang, sans aucune idée de ce qui a pu lui arriver. Mais sa vie change complètement après cet incident: peur du noir, cauchemars, évanouissements… Dix ans plus tard, Brian est certain d’avoir été enlevé par des extraterrestres et pense que seul Neil McCormick pourrait avoir la clé de l’énigme. Neil est un jeune marginal à la beauté du diable, une petite frappe dont tout le monde tombe amoureux, mais qui ne s’attache à personne. Il regrette encore la relation qu’il avait établie avec son coach de base-ball quand il avait 8 ans… Avec Brady Corbet, Joseph Gordon-Levitt et Elizabeth Shue. Ciné-club de l’ALBA, vendredi 24 novembre à 19h Cours, Lola, cours, de Tom Tykwer (1998) Cours, Lola, cours est le troisième film de Tom Tykwer. Véritable succès en Allemagne, salué aussi bien par la presse que par le public, le long-métrage a rapidement gagné le statut de film culte. Il n’a d’ailleurs pas tardé à franchir les frontières et à être programmé dans de nombreux festivals. Divisé en trois parties, il présente trois épisodes qui mettent en scène le duo Franka Potente et Moritz Bleibtreu. Le cœur de l’histoire est le même, mais Lola prend chaque fois de nouvelles décisions qui changeront la donne. À l’origine du film, Tom Tykwer avait en tête l’image d’une jeune femme aux cheveux rouges qui court pour sauver la vie de son amant. À la fois douce, déterminée et forte, Lola est aussi et surtout de l’énergie à l’état pur. Sa chevelure rouge symbolise en effet le feu, la force intérieure, l’agressivité positive. Comme l’indique d’ailleurs le titre du film, Lola court. Et qui dit courir dit, logiquement, rythme effréné. Tom Tykwer ne nous ment pas. Le long-métrage présente un rythme endiablé, une histoire certes simple mais filmée par une caméra inventive, moderne et extrêmement dynamique. Ce film marque la première collaboration du cinéaste avec Franka Potente et Moritz Bleibtreu. L’actrice a depuis connu une carrière internationale grâce aux aventures de l’agent Bourne, avec Matt Damon. Quant à Moritz Bleibtreu, véritable star en Allemagne, il a notamment joué dans Munich de Steven Spielberg. Les deux acteurs se retrouvent cette année dans Les particules élémentaires, long-métrage inspiré du roman éponyme de Michel Houellebecq. L’histoire: Lola et Manni ont vingt ans. Manni, embarqué dans un sombre trafic, perd le sac contenant les 100000 marks qu’il doit remettre à son patron. S’il ne le retrouve pas, c’est un homme mort. Lola a vingt minutes pour trouver l’argent. Elle se lance dans une course frénétique à travers les rues de Berlin, portée par le désir de sauver l’homme de sa vie. Avec Franka Potente et Moritz Bleibtreu. Auditorium de l’ESA, mardi 28 novembre à 20h30
Mysterious Skin,
de Gregg Araki

Depuis Splendor, on était sans nouvelles de Gregg Araki, cinéaste indépendant dont les films Totally Fucked Up, Doom Generation et Nowhere ont formé une trilogie baptisée Teen Apocalypse. Habitué jusqu’à présent à réaliser des films à partir de ses propres scénarios, Gregg Araki adapte cette fois le roman éponyme de Scott Heim. Mysterious Skin reprend les principales thématiques chères au réalisateur, notamment l’adolescence, les relations à trois et les marginaux.
Si l’histoire comprend des éléments assez casse-gueule (la pédophilie, la sexualité ou encore l’enfance), le cinéaste se dépatouille extrêmement bien, ne tombant jamais dans le mélodrame ou le pathos, mais offrant plutôt une œuvre à la fois dure, poétique, gênante, lyrique et attachante. L’univers...