Égypte
Moubarak promet des réformes constitutionnelles
le 20 novembre 2006 à 00h00
Le président égyptien Hosni Moubarak a réaffirmé hier devant le Parlement son engagement à promouvoir des réformes démocratiques, ce que l’opposition islamiste a immédiatement contesté.
Dans un discours très attendu, le président Moubarak, 78 ans, a promis d’alléger les restrictions pesant sur les partis politiques, d’accroître les pouvoirs du Parlement et de remplacer l’état d’urgence par des lois antiterroristes. M. Moubarak n’a pas précisé la nature de la modification envisagée, affirmant qu’il visait à doter l’Égypte « d’un système électoral idéal pour renforcer les partis politiques et le rôle des femmes au Parlement ». La domination au Parlement et aux conseils locaux du Parti national démocrate (PND), au pouvoir, rend impossible toute candidature « indépendante », dont celle émanant de la confrérie islamique des Frères musulmans.
Mais l’opposition islamiste estime que M. Moubarak veut seulement aménager les règles touchant les partis politiques, tout en maintenant celles concernant les candidatures indépendantes. Pour le numéro deux des Frères musulmans, Mohammad Habib, il s’agit donc d’une manœuvre pour appliquer le « scénario héréditaire », c’est-à-dire la succession du président Moubarak par son fils cadet Gamal qui grimpe progressivement les échelons du PND.
Néanmoins, M. Moubarak a déclaré qu’il conserverait ses responsabilités pour le restant de sa vie. « Je continuerai avec vous sur la voie de la transition, à l’avenir, en portant la responsabilité et ses fardeaux, tant qu’un cœur battra dans ma poitrine et que je respirerai », a-t-il dit au Parlement. Ces propos, tenus à la fin de son discours, lui ont valu une ovation debout de la part des députés des deux chambres du Parlement.
Sur un autre plan, le président égyptien a affirmé que son pays n’avait à demander « la permission de personne » pour développer un programme d’énergie nucléaire. « Nous avons besoin d’énergie pour répondre aux besoins des générations futures et cela inclut l’usage pacifique de l’énergie nucléaire », a dit M. Moubarak. « Nous n’avons pas besoin de permission », a encore lancé M. Moubarak, dont les propos ont été particulièrement applaudis par les parlementaires.
Le président égyptien Hosni Moubarak a réaffirmé hier devant le Parlement son engagement à promouvoir des réformes démocratiques, ce que l’opposition islamiste a immédiatement contesté.
Dans un discours très attendu, le président Moubarak, 78 ans, a promis d’alléger les restrictions pesant sur les partis politiques, d’accroître les pouvoirs du Parlement et de remplacer l’état d’urgence par des lois antiterroristes. M. Moubarak n’a pas précisé la nature de la modification envisagée, affirmant qu’il visait à doter l’Égypte « d’un système électoral idéal pour renforcer les partis politiques et le rôle des femmes au Parlement ». La domination au Parlement et aux conseils locaux du Parti national démocrate (PND), au pouvoir, rend impossible toute candidature « indépendante », dont celle émanant...
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