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Actualités - Chronologie

Nucléaire nord-coréen Bush demande à Pyongyang des mesures concrètes

Le président américain George W. Bush a demandé hier à la Corée du Nord de choisir « le chemin de la paix » et de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à son programme nucléaire après son premier essai atomique du mois dernier. Dans un discours à l’Université de Singapour, première étape d’une tournée d’une semaine en Asie, il a aussi estimé que la défaite de son Parti républicain aux élections législatives du début du mois ne se traduirait pas par un affaiblissement des États-Unis dans la région. Sur le difficile dossier de la Corée du Nord, il a mis en garde Pyongyang contre le transfert de technologie nucléaire à d’autres pays ou à des groupes terroristes. Mais il a affirmé que les États-Unis étaient prêts à fournir des contreparties au régime communiste en échange d’un renoncement à l’arme atomique après un premier essai de Pyongyang le 9 octobre. M. Bush a aussi jugé « encourageant » que Pyongyang ait accepté de revenir à la table des négociations multilatérales sur ses programmes nucléaires après son tir. Ces pourparlers réunissent les États-Unis, les deux Corées, la Chine, le Japon et la Russie. À Hanoi, où il doit se rendre pour le sommet de l’Asie-Parifique, le président américain rencontrera d’ailleurs les présidents russe Vladimir Poutine, chinois Hu Jintao et, pour la première fois, le nouveau Premier ministre japonais Shinzo Abe. « Je pense qu’après avoir procédé à un essai nucléaire, la Corée du Nord doit faire quelque chose pour démontrer qu’elle s’engage réellement vers une dénucléarisation qui aille au-delà des mots », a renchéri à Hanoi, où elle participe aux réunions préparatoires du sommet de l’APEC, la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice. « Nous avons besoin d’une avancée concrète », a-t-elle ajouté, refusant de préciser quelle démarche de Pyongyang pourrait débloquer la situation. Les États-Unis souhaitent donc préparer soigneusement la prochaine session, quitte à la retarder quelque peu, a souligné Mme Rice. La secrétaire d’État prenait ainsi le contre-pied de son homologue chinois Li Zhaoxing, qui s’est prononcé en faveur d’une reprise des négociations « dès que possible », à l’issue d’un petit déjeuner consacré au sujet auquel ils ont participé tous les deux. La Chine à l’index La Chine, est, par ailleurs, dans le collimateur d’une commission indépendante du Congrès américain. Dans son rapport annuel, cette commission de 12 membres, chargée de l’examen des relations économiques sino-américaines, a en effet réclamé des sanctions plus sévères contre les sociétés chinoises impliquées dans le commerce d’armes non conventionnelles et plaidé pour que Pékin inspecte les navires à destination ou partant des ports nord-coréens. Selon les conclusions de la commission, la Chine a contribué, au moins indirectement, à l’élaboration du programme nucléaire de la Corée du Nord et a aidé aussi l’Iran dans ses activités nucléaires. Enfin, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué hier que la France a inspecté de façon « complète et approfondie » un navire nord-coréen dans l’île française de Mayotte (océan Indien) dans le cadre des mesures de contrôle adoptées par l’ONU après l’essai nucléaire nord-coréen. Paris n’a pas donné de précisions sur la cargaison du navire. Parallèlement, la Corée du Sud a décidé de voter pour la première fois en faveur d’un projet de résolution des Nations unies condamnant les violations des droits de l’homme commises par sa voisine du Nord. Soucieuse de ménager Pyongyang, l’Administration sud-coréenne n’a jamais pris part à un tel vote.
Le président américain George W. Bush a demandé hier à la Corée du Nord de choisir « le chemin de la paix » et de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à son programme nucléaire après son premier essai atomique du mois dernier. Dans un discours à l’Université de Singapour, première étape d’une tournée d’une semaine en Asie, il a aussi estimé que la défaite de son Parti républicain aux élections législatives du début du mois ne se traduirait pas par un affaiblissement des États-Unis dans la région.
Sur le difficile dossier de la Corée du Nord, il a mis en garde Pyongyang contre le transfert de technologie nucléaire à d’autres pays ou à des groupes terroristes. Mais il a affirmé que les États-Unis étaient prêts à fournir des contreparties au régime communiste en échange d’un renoncement...