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Actualités - Analyse

Marché de l’immobilier Un manque de confiance

La crise politique qui touche notre pays actuellement a entraîné un marasme économique très inquiétant. À peine sortis d’un mois de guerre, nous sommes à nouveau inquiets et nous nous interrogeons. Les craintes et les peurs des investisseurs et des clients sont perceptibles sur l’évolution actuelle du marché immobilier qui n’a toujours pas retrouvé son élan de l’avant 12 juillet. En effet, depuis cinq mois, ce secteur qui fait partie des plus importants de notre économie n’a pas été épargné et se trouve fragilisé par le contexte actuel. Les deux premiers signes concrets du manque de confiance des investisseurs sont la rareté de grandes transactions foncières à Beyrouth et la timidité des ressortissants du Golfe sur le marché pour l’achat de terrains et d’appartements. Dans la capitale, plusieurs « belles » parcelles où l’incidence foncière a été estimée à sa juste valeur n’arrivent pas à trouver preneur. Pourtant, elles sont proposées à toutes les plus importantes sociétés locales de promotion immobilière. Dans la plupart des cas, la réponse est identique : l’emplacement est bien et le prix est alléchant, mais avec la situation de ces derniers jours, nous préférons freiner notre stratégie d’investissement et terminer nos projets en cours. Pourtant, de nombreux chantiers résidentiels viennent de commencer à Clemenceau, Koraytem, Manara et Furn el-Hayek. La majorité est dans la phase d’excavation. Par exemple, le projet Hosn 440, rue Omar Daouk à Clemenceau, est l’un des plus importants actuellement en cours à Beyrouth avec 13 668 m2 de surfaces résidentielles. Au centre-ville, à Minet el-Hosn, les travaux du Capital Plaza (32 appartements pour une superficie totale de 13 235 m2) viennent de commencer. Il s’agit le plus souvent de cas spécifiques où la parcelle a été achetée avant la guerre et sur laquelle les promoteurs ont déjà enregistré plusieurs préventes (plus de 50 % des appartements sont déjà vendus dans certains cas). Pour leur réputation et leur notoriété, ces professionnels doivent respecter leurs engagements, leurs délais de livraison et satisfaire leur clientèle. La mise en route de ces projets ne prouve rien puisqu’ils s’inscrivent dans des logiques d’avant-guerre. Par contre, nous attendons avec impatience le démarrage du premier projet (achat du terrain et début des travaux) de l’après-12 juillet. Si cela pouvait ouvrir les yeux de nos politiques afin de trouver une issue honorable au chaos actuel. Du côté des transactions d’appartements, nous avons constaté une forte demande de la part d’une clientèle locale pour des unités de petites tailles (autour de 200-250 m2) que ce soit à Achrafieh ou à Ras Beyrouth. Les budgets tournent autour de 250 000 à 300 000 dollars. Avec un stock très limité, il est de plus en plus difficile de satisfaire ces demandes qui par-dessus le marché désirent une vue dégagée, des places de parking et une « adresse ». Malheureusement, cette clientèle doit accepter les nouvelles donnes du marché. Il est quasiment impossible de trouver des appartements de cette taille et à ces prix dans les quartiers de Furn el-Hayek, Tabaris, Saifi, Clemenceau, Raouché, Manara et Hamra. Toutefois, plusieurs projets y sont en construction, mais les prix varient de 400 000 à 500 000 dollars. En coopération avec RAMCO 01/349910 mail@ramcolb.com

La crise politique qui touche notre pays actuellement a entraîné un marasme économique très inquiétant. À peine sortis d’un mois de guerre, nous sommes à nouveau inquiets et nous nous interrogeons.
Les craintes et les peurs des investisseurs et des clients sont perceptibles sur l’évolution actuelle du marché immobilier qui n’a toujours pas retrouvé son élan de l’avant 12 juillet. En effet, depuis cinq mois, ce secteur qui fait partie des plus importants de notre économie n’a pas été épargné et se trouve fragilisé par le contexte actuel.
Les deux premiers signes concrets du manque de confiance des investisseurs sont la rareté de grandes transactions foncières à Beyrouth et la timidité des ressortissants du Golfe sur le marché pour l’achat de terrains et d’appartements.
Dans la capitale, plusieurs...