Le secrétaire américain au Commerce Carlos Gutierrez a démarré hier une visite de cinq jours en Chine pour demander au géant asiatique d’ouvrir davantage son marché et de mieux respecter la propriété intellectuelle.
Dans les traces du commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, qui a effectué la semaine dernière une visite similaire, Carlos Gutierrez a plaidé dès son arrivée à Pékin pour une telle ouverture, mettant en garde contre de possibles tentations protectionnistes aux États-Unis, alors que le déficit de ce pays vis-à-vis de la Chine atteint des niveaux record.
« Nous devons tous être conscients de toute mesure qui pourrait être un signal de protectionnisme », a-t-il dit à la presse.
Alors que s’annonce une nouvelle ère politique avec la majorité démocrate portée au Congrès, M. Gutierrez a cependant estimé qu’il ne devrait pas y avoir de changement.
« Les premiers signes et commentaires que nous avons eus du Congrès ont été très positifs en ce qui concerne le soutien au commerce et aux accords commerciaux », a déclaré le secrétaire américain au Commerce, qui a également rencontré son homologue chinois Bo Xilai.
M. Gutierrez, en Chine pour la quatrième fois, a souligné que les exportations américaines en Chine « étaient en hausse de 34 % jusqu’à présent » cette année.
Il a eu le plaisir symbolique d’assister à la signature d’un accord pour la fourniture par le groupe américain Motorola de 1,6 milliard de dollars de téléphones cellulaires.
La Twentieth Century Fox Home Entertainment scellait, de son côté, un accord de distribution de ses DVD avec le premier distributeur chinois de vidéo Zoke Culture Group, dans un contexte de piratage en Chine tous azimuts, y compris audiovisuel, que M. Gutierrez ne devrait pas manquer d’épingler aujourd’hui lors d’une table ronde sur la propriété intellectuelle.
Le secrétaire américain a insisté hier pour que l’avenir de la relation commerciale bilatérale soit basé « sur l’accroissement des exportations vers la Chine, pas sur la restriction des importations » chinoises aux États-Unis.
Le déficit commercial des États-Unis envers la Chine s’est creusé en septembre de 4,6 % à 23 milliards de dollars, un niveau record qui représente plus du tiers du déficit total.
Mais ses interlocuteurs chinois ont, comme à leur accoutumée, renvoyé la balle dans le camp américain, lui faisant remarquer que les États-Unis feraient plus d’affaires avec la Chine s’ils acceptaient de lever certaines restrictions.
« Nous accueillons les exportations de votre pays, le marché chinois est complètement ouvert au monde extérieur », a ainsi déclaré la vice-Premier ministre Wu Yi.
Mais « ce qui me soucie aujourd’hui est l’impossibilité pour beaucoup de vos produits de haute technologie d’entrer en Chine », a ajouté la dame de fer chinoise, qui supervise les questions commerciales au sein du gouvernement.
Dans ce qui pourrait être perçu comme une autre pique, Wu Yi s’est réjouie de la venue d’une délégation de 25 entrepreneurs américains en même temps que M. Gutierrez : « J’espère qu’en renforçant votre compréhension du marché chinois, vous gagnerez un meilleur accès à ce marché. »
De leur côté, les industriels américains accusent Pékin de donner un avantage déloyal à ses entreprises en maintenant sa monnaie sous-évaluée, qui rendent les exportations chinoises artificiellement bon marché aux États-Unis et les produits américains trop chers en Chine.
Ce protectionnisme déguisé, critiqué aux États-Unis comme étant une cause majeure de délocalisations d’emplois dans l’industrie, a, selon les analystes, sans doute pesé dans la victoire des démocrates au Congrès.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le secrétaire américain au Commerce Carlos Gutierrez a démarré hier une visite de cinq jours en Chine pour demander au géant asiatique d’ouvrir davantage son marché et de mieux respecter la propriété intellectuelle.
Dans les traces du commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, qui a effectué la semaine dernière une visite similaire, Carlos Gutierrez a plaidé dès son arrivée à Pékin pour une telle ouverture, mettant en garde contre de possibles tentations protectionnistes aux États-Unis, alors que le déficit de ce pays vis-à-vis de la Chine atteint des niveaux record.
« Nous devons tous être conscients de toute mesure qui pourrait être un signal de protectionnisme », a-t-il dit à la presse.
Alors que s’annonce une nouvelle ère politique avec la majorité démocrate portée au Congrès, M. Gutierrez a...