Le ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel, a estimé hier que les concertations doivent aborder « tous les sujets qui concernent le pays et il n’est pas permis que ces négociations soient une occasion pour battre en brèche le processus de renforcement des institutions de l’État ». Pierre Gemayel a de plus affirmé que pour ériger un État de droit, il faut que « tout le monde participe et il faut abolir les zones de non-droit qui affaiblissent l’État et son prestige ». Il a ajouté : « Nous encourageons l’entente, mais cette ouverture au dialogue ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse de notre part. »
Le ministre d’État pour les Affaires parlementaires, Michel Pharaon, a affirmé de son côté dans un entretien accordé à la radio Voix du Liban que les concertations ont permis de désamorcer la tension politique et constituent « un début encourageant pouvant déboucher sur un dialogue sérieux (...). La glace a été rompue et les sujets initialement prévus à l’ordre du jour ont été élargis pour englober la crise du pouvoir ». Et d’ajouter : « L’important c’est de s’attaquer au cœur du problème, et je pense qu’il existe des solutions à la question de l’élargissement du gouvernement sans y instaurer un tiers de blocage. »
Le député Fouad el-Saad a déclaré que la première session de concertations a rapproché les points de vue et a réalisé une certaine entente entre les participants au dialogue. « Tout a été dit mais de manière diplomatique », a ainsi expliqué M. Saad.
Depuis Bkerké, où il s’est réuni avec le cardinal maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, l’ancien ministre Farès Boueiz a expliqué qu’il attendait « beaucoup » du dialogue ainsi amorcé « car sinon l’alternative est le chaos, le vide et peut-être même des manifestations ».
Le député Farid el-Khazen a pour sa part indiqué que « la session de dialogue a été très bénéfique. Elle est nécessaire car elle a permis à chacun d’exprimer son point de vue ». Évoquant d’autre part la rencontre entre le député Michel Aoun et le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, M. Khazen a indiqué que « cette réunion autour d’un déjeuner est complémentaire du dialogue et a permis aux deux hommes de se concerter ».
Par ailleurs, le chef de la Rencontre nationale, l’ancien Premier ministre, Omar Karamé, a réaffirmé hier que la solution à la crise résidait dans la formation d’un gouvernement d’union nationale. Les propos de M. Karamé ont été tenus lors de la réunion périodique de la Rencontre. M. Karamé a ainsi considéré que « le débat politique devait être transféré » de la table de dialogue « à l’intérieur du gouvernement ». Il a de plus fait savoir que « l’opposition était un bloc uni et que le minimum acceptable est le tiers de blocage ».
Enfin, le bureau politique du bloc des députés arméniens s’est réuni hier et a aussi réagi aux résultats de la première journée de concertations. Les députés arméniens ont déclaré à l’issue de leur réunion que « la solution à la crise actuelle était un gouvernement d’union nationale ».
Le ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel, a estimé hier que les concertations doivent aborder « tous les sujets qui concernent le pays et il n’est pas permis que ces négociations soient une occasion pour battre en brèche le processus de renforcement des institutions de l’État ». Pierre Gemayel a de plus affirmé que pour ériger un État de droit, il faut que « tout le monde participe et il faut abolir les zones de non-droit qui affaiblissent l’État et son prestige ». Il a ajouté : « Nous encourageons l’entente, mais cette ouverture au dialogue ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse de notre part. »
Le ministre d’État pour les Affaires parlementaires, Michel Pharaon, a affirmé de son côté dans un entretien accordé à la radio Voix du Liban que les concertations ont permis de...
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