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Angel-A, de Luc Besson (2004) Angel-A marque le retour à la réalisation de Luc Besson, qui n’avait plus tourné de films depuis Jeanne d’Arc en 1999. Ces dernières années, le cinéaste s’était essentiellement consacré à la production d’œuvres qui ont connu un grand succès commercial, comme les sagas de Taxi et du Transporteur. Son nouveau long-métrage est l’occasion pour l’humoriste Jamel Debbouze de décrocher pour la première fois de sa carrière un rôle principal. Le cinéaste a longuement entretenu le mystère sur l’actrice qui lui donnera la réplique, ce qui a eu pour effet de générer les rumeurs les plus folles concernant l’identité de l’heureuse élue. Parmi les noms qui ont circulé, on retiendra ceux de Sara Forestier, Milla Jovovich et Kate Nauta. Mais c’est finalement la belle et méconnue Rie Rasmussen qui a remporté les faveurs du cinéaste. Née en 1978, ce mannequin d’origine danoise est devenue la figure emblématique des marques Victoria Secret et Gucci. Entamant une carrière cinématographique, elle s’est illustrée en 2002 dans Femme fatale de Brian De Palma. Le tournage d’Angel-A, exclusivement parisien, s’est déroulé sur sept semaines durant l’été 2005 dans la plus grande discrétion, et ce malgré le blocage d’un grand nombre de rues et des quais de Seine. Quelque temps avant la sortie du film, on ignorait encore l’histoire et la composition du casting, Luc Besson ne souhaitant révéler qu’un minimum de choses. Si ce conte de fées bavard et poétique aux images splendides d’un Paris magnifié par le «scope» noir et blanc de Thierry Arbogast n’a pas trouvé son public en France, les aficionados du cinéma de Besson ont néanmoins été conquis. Les acteurs ont, quant à eux, fait l’unanimité auprès des spectateurs et de la presse. L’histoire : André est un petit escroc sans envergure. Criblé de dettes, il passe son temps à fuir des créanciers pas toujours très amicaux. Embarqué dans une sale histoire, il n’a que quelques heures pour rembourser une somme faramineuse. Désespéré, au bout du rouleau, il décide de sauter du haut d’un pont. Seulement, il n’est visiblement pas le seul à avoir eu cette idée morbide. Une jeune femme plonge la première et l’oblige à la secourir. Elle s’appelle Angela et est belle à en mourir. Une étrange relation naît dès lors entre les deux êtres. Elle fera tout ce qu’il lui commandera. Et bien plus s’il le faut. Commence une étrange odyssée aux allures de rédemption. Une longue errance dans les rues de Paris. Mais qui est donc Angela? Que désire-t-elle vraiment? André ne tarde pas à s’interroger. Avec Jamel Debbouze, Gilbert Melki et Rie Rasmussen. Ciné-club de l’ALBA, vendredi 3 novembre à 17h15 Cris et chuchotements, d’Ingmar Bergman (1972) Bergman fait le portrait de quatre femmes réunies pendant l’agonie de l’une d’elles. L’occasion d’aborder des thèmes essentiels dont la nostalgie de la jeunesse, la peur de vivre et de mourir, les relations conjugales, les conventions de la morale puritaine, le mal, la haine et le mépris. D’une violence psychologique saisissante, le film présente également une facture parfaite. Il est effectivement structuré autour du chiffre 4: quatre femmes (Agnès, Maria, Karin, Anna), quatre hommes (le mari de Maria, le docteur, le pasteur, le mari de Karin), quatre couleurs dominantes (rouge, vert, blanc, noir), quatre récits, les quatre saisons. Derrière l’atmosphère sombre se cache néanmoins un message d’espoir, à savoir que la conscience du temps, l’art et l’introspection sont des moyens de vivre «la vraie vie». L’histoire : dans un château suédois à la fin du siècle dernier, Agnès agonise, rongée par un cancer de l’utérus. Ses deux sœurs, Maria et Karin, tentent de la soutenir, mais finissent par ne plus supporter cette déchéance. Seule la servante, Anna, trouve la force d’accompagner Agnès vers la mort. Avec Ingrid Thulin, Harriet Andersson et Liv Ullmann. Auditorium de l’ESA, mardi 11 juillet à 20h30 Reines d’un jour, De Marion Vernoux (2001) Une petite comédie douce-amère portée par un casting hors pair et notamment l’excellente Karin Viard, parfaite en «louseuse» pathétique. Alternant sans cesse rires et larmes, espoir et désespoir, la cinéaste Marion Vernoux joue sur divers registres, n’hésitant pas à allier la légèreté au drame. L’histoire : il y a des jours comme ça où rien ne va comme vous voulez, où, finalement, il aurait mieux valu ne pas se lever. La journée de Reines d’un jour est de celles-là. Une journée pas comme les autres, ou plutôt atrocement banale, avec son lot de contrariétés et de déceptions, peut-être un peu plus affirmée que la moyenne. Une journée qui s’étire jusqu’au bout de la nuit, et qui, au petit matin, verra se dénouer les tensions accumulées. Femme ou homme, jeune ou moins jeune, marié ou célibataire : personne ne sera épargné au cours de ces 24 heures. Avec Karine Viard, Helene Fillieres et Sergi Lopez. CCF, salle Montaigne, mercredi 8 novembre à 19h15
Angel-A,
de Luc Besson (2004)

Angel-A marque le retour à la réalisation de Luc Besson, qui n’avait plus tourné de films depuis Jeanne d’Arc en 1999. Ces dernières années, le cinéaste s’était essentiellement consacré à la production d’œuvres qui ont connu un grand succès commercial, comme les sagas de Taxi et du Transporteur. Son nouveau long-métrage est l’occasion pour l’humoriste Jamel Debbouze de décrocher pour la première fois de sa carrière un rôle principal. Le cinéaste a longuement entretenu le mystère sur l’actrice qui lui donnera la réplique, ce qui a eu pour effet de générer les rumeurs les plus folles concernant l’identité de l’heureuse élue. Parmi les noms qui ont circulé, on retiendra ceux de Sara Forestier, Milla Jovovich et Kate Nauta.
Mais c’est finalement la belle et...