Ryad met Washington en garde
contre un retrait précipité d’Irak
le 31 octobre 2006 à 00h00
Une partition de l’Irak conduirait à des opérations de nettoyage ethnique et à des massacres interconfessionnels de grande ampleur, a déclaré hier l’ambassadeur d’Arabie saoudite aux États-Unis, qui a mis en garde les Américains contre un retrait précipité. « Envisager de diviser l’Irak en trois, c’est envisager le nettoyage ethnique sur une grande échelle, des assassinats entre groupes religieux sur une grande échelle », a dit le prince Turki al-Fayçal, qui répondait à des questions après avoir prononcé un discours à Washington. « Puisque les États-Unis sont venus en Irak sans y être invités, ils ne devraient pas en partir sans y être invités », a-t-il ajouté.
Parallèlement, l’Irak compte demander au Conseil de sécurité de l’ONU de prolonger d’un an le mandat des forces internationales dirigées par les États-Unis sur le sol irakien, a déclaré hier Hochiyar Zebari, le chef de la diplomatie irakienne. Il a expliqué que la présence des forces étrangères, dont le mandat arrive à terme le 31 décembre, était « indispensable » à la sécurité de l’Irak, même si son gouvernement souhaite accélérer la formation de ses propres forces de sécurité. Dans une interview à Reuters, Zebari a également annoncé que son homologue syrien Walid Moallem avait accepté de se rendre à Bagdad. Cette visite pourrait intervenir en novembre. Les États-Unis et l’Irak accusent la Syrie de soutenir la rébellion irakienne.
Une partition de l’Irak conduirait à des opérations de nettoyage ethnique et à des massacres interconfessionnels de grande ampleur, a déclaré hier l’ambassadeur d’Arabie saoudite aux États-Unis, qui a mis en garde les Américains contre un retrait précipité. « Envisager de diviser l’Irak en trois, c’est envisager le nettoyage ethnique sur une grande échelle, des assassinats entre groupes religieux sur une grande échelle », a dit le prince Turki al-Fayçal, qui répondait à des questions après avoir prononcé un discours à Washington. « Puisque les États-Unis sont venus en Irak sans y être invités, ils ne devraient pas en partir sans y être invités », a-t-il ajouté.
Parallèlement, l’Irak compte demander au Conseil de sécurité de l’ONU de prolonger d’un an le mandat des forces internationales...
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