Septembre 2006, un ovni s’est écrasé sur la planète musicale. Un ovni qui avait déjà sorti un premier album il y a deux ans, mais qui, avec son deuxième opus, allait secouer la morosité ambiante. Dans leur valise, les New-Yorkais des Scissor Sisters ont rapporté avec eux toutes les sonorités des seventies, mais aussi les costumes. Paillettes, disco, rock, funk, punk, pop, éclectique, électro et boule à facette, Ta-dah est l’album de l’année! Ta-dah parce que c’est l’onomatopée que l’on utilise quand on fait une entrée fracassante. Et elle l’est fracassante… leur entrée. Comment décrire les Scissor Sisters? Gays, euphorisants, extravagants, intelligents, géniaux, différents, disco. Les Scissor Sisters, c’est la légèreté de la chantilly et la force du chocolat noir. C’est un cocktail détonnant de musique gaie et profonde à la fois. Musique inspirée et paroles qui révèlent des abîmes de désespoir (She’s My Man qui a été influencé par l’ouragan Katrina), on n’avait pas réussi un mariage aussi subtil depuis bien longtemps. Écouter les Scissor Sisters en ce début d’automne chagrin, c’est s’envoyer en pleine poire une bouffée de gaz euphorisant! Après le carton massif de leur premier album, Scissor Sisters, sorti en 2004, ils étaient attendus au tournant. Et paf, ils nous assènent une gigantesque claque musicale. Un pied de nez à tous leurs détracteurs qui ne voyaient en eux qu’une pâle copie des Bee Gees/Abba/Elton John – époque Yellow Brick Road. Pied de nez entériné avec la présence sur cet album de Sir Elton, écriture et voix ! Bref, une collaboration fructueuse puisqu’ils ont coécrit ensemble le mégatube très intime qui passe sur toutes les ondes, I Don’t Feel Like Dancing. Au-delà de l’influence musicale, c’est surtout le côté plume, festif, pastiches et postiches que l’on retrouve chez les SS et chez le chanteur aux milliers de costumes et aux paires de lunettes qui feraient pâlir mademoiselle Paris Hilton qui, à côté du look des Scissor Sisters, ressemble à son célèbre chihuahua. Bref, quand on écoute les Scissor Sisters, on a l’impression de voyager dans le vaisseau spatial d’Actarus, de se battre avec Goldorak et de faire partie du générique d’un des James Bond de l’époque. C’est un ravissement à nulle autre pareil. Dans le paysage contemporain bouffé par des horreurs comme les Tribal Kings (Tragédie en pire – si c’est possible!), normal que le groupe aime à citer OutKast; c’est une des rares formations (avec les Gnarls Barkley et leur mégatube Crazy) qui font penser aux Scissor Sisters, pour ce sens du costume, de l’image, du pastiche et aussi pour une musique sachant «gloutonner» des influences extrêmement diverses. À se mettre à fond dans les oreilles, le plus vite
possible!
Septembre 2006, un ovni s’est écrasé sur la planète musicale. Un ovni qui avait déjà sorti un premier album il y a deux ans, mais qui, avec son deuxième opus, allait secouer la morosité ambiante. Dans leur valise, les New-Yorkais des Scissor Sisters ont rapporté avec eux toutes les sonorités des seventies, mais aussi les costumes. Paillettes, disco, rock, funk, punk, pop, éclectique, électro et boule à facette, Ta-dah est l’album de l’année! Ta-dah parce que c’est l’onomatopée que l’on utilise quand on fait une entrée fracassante. Et elle l’est fracassante… leur entrée. Comment décrire les Scissor Sisters? Gays, euphorisants, extravagants, intelligents, géniaux, différents, disco. Les Scissor Sisters, c’est la légèreté de la chantilly et la force du chocolat noir. C’est un cocktail détonnant...
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