La virulence du ton peut étonner. Mais c’est la détermination et la confirmation du jusqu’au-boutisme syrien qui font peur. Cet ancien ministre et député de l’opposition proclame haut et fort qu’il n’est pas question « de livrer le pays à la majorité et aux Hariri ». « Nous allons agir pour que le temple s’écroule sur leurs têtes. Nous ne leur permettrons pas de mettre à profit un éventuel vide constitutionnel, en cas d’impossibilité d’élection d’un nouveau président, pour diriger le pays. Nous allons renverser la table. Nous tenons donc à un cabinet d’union nationale à tout prix. Nous exigeons de participer au gouvernement et nous ne laisserons pas la majorité tenir les rênes sans nous. »
Il précise, sans fausse honte, qu’il existe effectivement une intention, une volonté régionale autant que locale de neutraliser, de contrer la majorité, d’en affaiblir le rôle sur la scène politique intérieure. À l’en croire, la majorité veut asseoir son emprise pour isoler le pays des causes régionales et l’amener à renier ses engagements. Notamment vis-à-vis de la Syrie. À ce propos, on répond en face qu’il faut veiller à ce que ce voisin ne parvienne pas à rétablir sa tutelle avec le concours de ses alliés du cru. Lesquels opèrent avec efficacité et force dans des régions déterminées comme le Akkar où se développerait, face au courant de la majorité, une ligne sectarisée, en vue des élections.
Le président Berry, pour sa part, a décroché en Arabie saoudite une promesse d’aider le Liban à échapper à l’étau des conflits extérieurs et de contribuer à une détente interne. M. Berry a tenté une démarche pour améliorer les rapports saoudo-syriens, dans l’optique d’un effet positif sur les relations libano-syriennes. Cependant, il faut le souligner, l’intéressé a renoncé à visiter la Syrie et l’Iran, parce qu’il s’est rendu compte que cela serait inutile, face à l’intransigeance obstinée de ce duo.
Philippe ABI-AKL
La virulence du ton peut étonner. Mais c’est la détermination et la confirmation du jusqu’au-boutisme syrien qui font peur. Cet ancien ministre et député de l’opposition proclame haut et fort qu’il n’est pas question « de livrer le pays à la majorité et aux Hariri ». « Nous allons agir pour que le temple s’écroule sur leurs têtes. Nous ne leur permettrons pas de mettre à profit un éventuel vide constitutionnel, en cas d’impossibilité d’élection d’un nouveau président, pour diriger le pays. Nous allons renverser la table. Nous tenons donc à un cabinet d’union nationale à tout prix. Nous exigeons de participer au gouvernement et nous ne laisserons pas la majorité tenir les rênes sans nous. »
Il précise, sans fausse honte, qu’il existe effectivement une intention, une volonté régionale autant...
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