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La puissance de Chelsea étouffe la virtuosité du Barça

L’impressionnante puissance de Chelsea a étouffé la virtuosité de Barcelone mercredi (1-0), tachant le costume de favori des Catalans pour conserver leur trophée de tenant de la Ligue des champions de football. Pris à la gorge, Ronaldinho et Messi ont rarement pu se défaire de l’étau londonien et mettre hors de position la défense anglaise. Il n’y eut que vingt minutes en fin de première période où les Barcelonais ont pu déployer le jeu qui en a fait les vainqueurs de la C1 les plus incontestables de ces dernières années. Les Catalans se sont alors procurés leurs deux seules vraies occasions, une misère comparée à l’orgie offensive de la saison dernière. Le seul vestige de l’épopée 2006 est intervenu à la demi-heure de jeu, sur un mouvement à une touche initié par Messi sur son aile droite. L’Argentin embarque Ashley Cole vers le centre, passe le ballon à Ronaldinho qui, d’une talonnade aveugle, relaie à Deco. Le Portugais sert Xavi sur le côté déserté par Cole, mais la frappe est repoussée par Hilario. Pour le reste, Chelsea a maîtrisé son sujet, pratiquant un pressing incessant, sur toutes les lignes, avec notamment un Claude Makelele et un Michael Essien impressionnants. Ronaldinho a été muselé par Khalid Boulahrouz et, en milieu de seconde période, Frank Rijkaard a eu un geste de dépit qui ressemblait à une abdication quand le Brésilien s’est fait déposséder d’un énième ballon par Makelele. « Prévisible » La frustration du Néerlandais de voir son équipe empêchée de jouer était palpable. Il avait les pires peines du monde à reconnaître que « Chelsea méritait sa victoire » et jugeait son adversaire « plus prévisible que l’année dernière ». Mais son homologue de Chelsea, Jose Mourinho, se fiche de séduire. Son organisation millimétrée du jeu collectif, son souci du détail ne sont tournés que vers un but : gagner. En atteste sa fureur quand Essien, le meilleur homme du match, a oublié Michael Ballack et Andrei Shevchenko pour aller seul au but. « Nous avons très bien joué, individuellement et collectivement », commentait le Portugais, conscient que la qualification est quasiment acquise. Tout n’est toutefois pas parfait. Chelsea a du mal à passer par les ailes, malgré le recrutement d’Ashley Cole. Andrei Shevchenko semble perdu, rate des contrôles faciles, même si ses carences sont compensées par un Drogba « en feu », auteur de son neuvième but de la saison. Mais si leurs recrues de l’été, l’Ukrainien et Michael Ballack, se réveillent, et s’ils gardent leur puissance athlétique, il faudra être très fort pour empêcher les Anglais d’aller au bout de leur quête. Dans quinze jours, au Camp Nou, Barcelone, deuxième du groupe à égalité de points avec Brême, a l’occasion de redorer son blason et de montrer que la cuirasse des « Blues » n’est pas infaillible. Un échec les forcerait à remettre à Chelsea le costume de favori et rendrait palpable l’éventualité d’une élimination précoce des champions.
L’impressionnante puissance de Chelsea a étouffé la virtuosité de Barcelone mercredi (1-0), tachant le costume de favori des Catalans pour conserver leur trophée de tenant de la Ligue des champions de football.
Pris à la gorge, Ronaldinho et Messi ont rarement pu se défaire de l’étau londonien et mettre hors de position la défense anglaise.
Il n’y eut que vingt minutes en fin de première période où les Barcelonais ont pu déployer le jeu qui en a fait les vainqueurs de la C1 les plus incontestables de ces dernières années. Les Catalans se sont alors procurés leurs deux seules vraies occasions, une misère comparée à l’orgie offensive de la saison dernière.
Le seul vestige de l’épopée 2006 est intervenu à la demi-heure de jeu, sur un mouvement à une touche initié par Messi sur son aile droite....