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Lyon rugit comme un favori

Avec une efficacité et une régularité impressionnantes, l’Olympique lyonnais enchaîne les victoires et se pose plus que jamais en prétendant à la victoire finale en Ligue des champions. Au niveau européen, les quintuples champions de France affichent une insolente santé : trois matches, trois victoires, aucun but encaissé et huit marqués dont deux fois 3-0, à l’extérieur à Bucarest, fin septembre, et à Kiev, mardi soir, après de brillants débuts devant le Real Madrid (2-0). Lyon a signé à Kiev sa dixième victoire d’affilée toutes compétitions confondues, la septième en déplacement. S’ils répètent qu’ils n’ont encore rien gagné, au premier quart de la saison, les Lyonnais savourent le crédit constitué, au moins en Ligue des champions. « C’est un pas vers la qualification pour les huitièmes de finales », résume François Clerc, le défenseur international. « C’est même un pas presque décisif », insiste Alou Diarra, titularisé à la place de Jérémy Toulalan en Ukraine. « Il nous faut prendre lors du match retour face à Kiev, dans deux semaines, des points supplémentaires pour se dire que ce sera fait. » D’autant que le succès de Madrid à Bucarest (4-1) dessine de manière plus nette la hiérarchie du groupe E, où Français et Espagnols devraient se disputer fin novembre la première place à Santiago Bernabeu. Pour sa septième campagne consécutive en Ligue des champions, l’OL affiche un appétit décuplé et part sur un rythme au moins aussi élevé que la saison dernière, quand il avait décroché son billet dès la quatrième journée de la première phase. « Face à Kiev, notre expérience acquise en Ligue des champions au cours des précédentes saisons a payé », constate Rémy Vercoutre, impeccable sur tous les ballons chauds à Kiev. « Malgré le froid, malgré un adversaire coriace, nous sommes restés patients. » Même avec des blessés (Grégory Coupet, Patrick Müller, John Carew, Claudio Caçapa) ou d’habituels titulaires sur le banc au coup d’envoi (Sidney Govou, Tiago, Toulalan), l’OL ne change pas de rythme. « Il faut d’abord bien défendre pour ne pas prendre de but », détaille le suppléant de Grégory Coupet. « On s’applique d’abord à remplir cette mission et tout le monde se met au diapason, du gardien aux attaquants. » Bien en place, les Lyonnais peuvent ensuite placer leurs banderilles, et faire parler leur maître Juninho quand il s’agit de débloquer la situation. « Logiquement, notre début de rencontre fut difficile », avoue Gérard Houllier, l’entraîneur. « Car les Ukrainiens ont joué leur dernière carte. Mais lorsque les opportunités se sont offertes, nous avons plié l’affaire. Nous avons réalisé un bon match en alliant sérieux, rigueur et puissance. » Juninho a inscrit mardi son 29e coup franc depuis son arrivée à Lyon en 2001, le septième en C1. « Il les met vraiment où il veut, c’est impressionnant et cela nous a bien aidés », admet Vercoutre. Avec un billet pour la phase à élimination directe presque en poche en Ligue des champions, les Lyonnais peuvent désormais poser leur regard sur leur prochain déplacement. Il s’agira d’aller à Marseille, dimanche, où il est déjà question de poursuivre la série de sept déplacements victorieux depuis le début de la saison. Dans ce cas, à peine l’automne entamé, l’OL prendrait une option importante sur son sixième titre consécutif dans le championnat de France.
Avec une efficacité et une régularité impressionnantes, l’Olympique lyonnais enchaîne les victoires et se pose plus que jamais en prétendant à la victoire finale en Ligue des champions. Au niveau européen, les quintuples champions de France affichent une insolente santé : trois matches, trois victoires, aucun but encaissé et huit marqués dont deux fois 3-0, à l’extérieur à Bucarest, fin septembre, et à Kiev, mardi soir, après de brillants débuts devant le Real Madrid (2-0). Lyon a signé à Kiev sa dixième victoire d’affilée toutes compétitions confondues, la septième en déplacement. S’ils répètent qu’ils n’ont encore rien gagné, au premier quart de la saison, les Lyonnais savourent le crédit constitué, au moins en Ligue des champions. « C’est un pas vers la qualification pour les huitièmes de...