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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Hommage aux martyrs Aux martyrs du 13 octobre 1990, qui ont sacrifié leurs vies pour un Liban plus indépendant. Aujourd’hui, nous vous prêtons serment, nous citoyens libanais, de poursuivre votre voie. Nous vous jurons que votre sang n’a pas été versé en vain. Nous exprimons en votre nom, bien haut, pour réclamer sécurité, liberté, indépendance et démocratie. Pour nous, l’armée libanaise demeure le seul et unique défenseur du Liban. Nous formerons un pays indépendant, sous aucune domination étrangère, tout en gardant de bonnes relations avec Damas. Enfin, nous sommes pour un gouvernement homogène, politiquement et économiquement, pour garantir le bien-être de chaque Libanais. Soyez sûrs chers martyrs, que vos principes vivront toujours en nous. Dans l’espoir de voir le Liban se reconstruire un jour. Natasha METNI Pour une loi électorale juste Je suis libanais, je vis à l’étranger et je souhaite voter à l’ambassade aux prochaines élections. Je demande une loi juste qui permette d’élire un Parlement représentant les Libanais dans leurs différentes croyances et opinions et dans lequel ils se reconnaissent. Je souhaite voter en France, pour un Liban libre et démocratique. Alain ASSAF Ainsi va la vie…. Mai, septembre, octobre... Différents mois de l’année pour célébrer des martyrs libanais. Comme si la date du 6 mai ne convenait plus à tout le monde ! Probablement que les agendas de certains politiciens ne laissent pas beaucoup de choix. Alors, chacun pour soi. Eux vous diront qu’il s’agit bien de martyrs libanais, mais pas comme les autres. Comment donc peuvent-ils distinguer entre Libanais ? Eux, ils savent, pas le commun des mortels, bien sûr ! Ils savent que leurs martyrs portent des étiquettes de couleurs différentes. Avez-vous deviné ? C’est pourtant si simple. Leurs étiquettes sont monochromes : bleu, blanc, rouge, etc. Donc, aucune confusion possible. C’est ainsi que des Libanais passent des mois et des années à s’occuper juste de la couleur, mais aussi à attendre indéfiniment, à (oser) croire encore et surtout à espérer. Entre-temps, il y a un acteur (sic), car sans lui il n’y aura pas de science (sens) fiction ? Il est là pour plaire et il fera tout pour plaire. Chatouiller le sentiment de ses partisans (monochromes) quand on est en transe est chose facile. Donc, il fera son discours lors de la commémoration des martyrs, et pas n’importe lesquels. Notre acteur principal veillera à mentionner leurs noms même si pour lui cela reste secondaire. C’est bien la raison d’être de cette célébration-démonstration. On continuera à nous raconter des histoires, pas toujours comiques et encore moins sérieuses. Ainsi va la vie… Mais le plus tragi-comique dans cette histoire, c’est que certains Libanais, éblouis par la célébration-démonstration, suivront comme des moutons de Panurge, espérant pouvoir trouver sur les lieux de pâturage un peu d’herbe à brouter. Leur seule sécurité tient à une étiquette de couleur. Elle leur permet d’être bien repérés par le berger. Nicolas RABBATH Le complot continue Seize ans après le 13 octobre 1990, il est regrettable de voir tous les gouvernements qui se sont succédé après Taëf ignorer ces massacres. Et aujourd’hui, en 2006, puisqu on parle de tribunal international concernant l’assassinat de Rafic Hariri, n’est-il pas temps de joindre ce terrible dossier à celui de l’ancien Premier ministre ? La bataille de Dahr el-Wahch comme racontée par un officier dans L’Orient-Le Jour du vendredi 13 octobre ne constitue-t-elle pas à elle seule un document riche, qui ressemble à celui de la Yougoslavie, et digne d’être condamné ? En cette circonstance, on ne peut que remercier cette année le ciel d’avoir versé des larmes, pour éviter probablement tout débordement possible et avorter tout rassemblement qui aurait pu dégénérer, surtout que la veille le message était clair. Deux bombes Energa avaient explosé au centre-ville, faisant des blessés. Antoine SABBAGHA Nous relever à tout prix Le dernier coup porté à notre pays sous la forme d’une avalanche de bombes israéliennes n’a fait que ressouder les liens intercommunautaires entre Libanais. Preuves en sont les termes de « nation » et « patrie » longtemps ignorés et qui semblent ressurgir et raviver notre union sur le plan national. Il est temps d’écarter certaines idéologies de la scène politique. Nous devons évoluer dans le même sens, celui de vouloir coûte que coûte préserver notre identité particulière, celle d’un pays arabe mais ayant renoncé à tout fanatisme, avec la volonté d’essayer d’ouvrir une voie nous menant uniquement vers l’entente nationale, option primordiale pour éviter une récidive des erreurs commises dans le passé. Pour nous prouver, nous avons besoin d’une cohésion capable de nous soustraire à toute mésentente. L’heure est au dialogue, après la guerre menée par Israël contre nous dans le but de nous affaiblir dans tous les domaines. Face à cette menace, nous devons faire preuve de lucidité, tout en préservant notre diversité multiculturelle et confessionnelle. Après tant de rudes épreuves, il est temps, pour nous Libanais, d’instaurer la stabilité et surtout la fraternité afin de sauvegarder l’image authentique de notre Liban. Hilda DADOURIAN
Hommage
aux martyrs

Aux martyrs du 13 octobre 1990, qui ont sacrifié leurs vies pour un Liban plus indépendant. Aujourd’hui, nous vous prêtons serment, nous citoyens libanais, de poursuivre votre voie. Nous vous jurons que votre sang n’a pas été versé en vain. Nous exprimons en votre nom, bien haut, pour réclamer sécurité, liberté, indépendance et démocratie. Pour nous, l’armée libanaise demeure le seul et unique défenseur du Liban. Nous formerons un pays indépendant, sous aucune domination étrangère, tout en gardant de bonnes relations avec Damas. Enfin, nous sommes pour un gouvernement homogène, politiquement et économiquement, pour garantir le bien-être de chaque Libanais.
Soyez sûrs chers martyrs, que vos principes vivront toujours en nous.
Dans l’espoir de voir le Liban se reconstruire un...