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Actualités - Chronologie

Geagea affirme craindre pour Siniora

Le chef des FL, Samir Geagea, affirme craindre pour la vie du Premier ministre, Fouad Siniora, dans une interview publiée hier par le quotidien koweïtien al-Raï al-Aam. M. Geagea a fait état « d’informations et de données montrant que des réseaux se livrent actuellement à des préparatifs d’attentats ciblés ». La majorité parlementaire qui soutient le gouvernement est « inébranlable ». « D’où la crainte d’une tentative d’éliminer Fouad Siniora », a-t-il souligné. « Ce n’est pas le gouvernement qui a besoin d’être changé, a-t-il par ailleurs dit. Si nous voulons véritablement réformer le pays, nous devons commencer par la source de la paralysie et du déséquilibre, c’est-à-dire la présidence de la République. » Selon lui, le dernier communiqué des évêques maronites, qui mettait en garde contre les appels à la chute du gouvernement qui seraient motivés par l’intention de faire échec au tribunal international sur le meurtre de Rafic Hariri, « exprime l’opinion de la majorité des chrétiens ». « Il est honteux d’affirmer que le patriarche a été soumis à des influences d’ici ou de là », a-t-il dit. « Que l’on se rappelle la position du patriarche à la veille des élections de 2005, lorsqu’il avait condamné le maintien de la loi électorale de 2000. Pourquoi avait-il adopté cette position ? Parce que tel était le point de vue de la majorité des chrétiens et cela s’est traduit dans les résultats du scrutin. Comme la majorité des gens, Bkerké observe que la question du gouvernement est posée de manière qui n’est pas innocente », a-t-il souligné. Interrogé sur les poids respectifs des FL et du courant aouniste, M. Geagea a souligné qu’il y avait « de la place pour tout le monde ». « Nous n’avons jamais nié à quiconque son poids populaire et politique. En revanche, certains refusaient d’accepter le nôtre. À cet égard, le rassemblement de Harissa nous a clairement rendu justice, d’autant que la présence lors de ce rassemblement était limitée aux militants et partisans des FL », a-t-il ajouté. Prié de dire s’il partageait l’opinion de l’ancien président Amine Gemayel, selon lequel le général Aoun est devenu l’un des piliers d’une alliance quadripartite regroupant l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, M. Geagea a répondu : « Cela est vrai. Pour le moment, c’est la réalité. Cependant, les positions ne sont pas rigides ou crispées. Dans l’avenir, il faudra que nous œuvrions à unifier nos rangs. » « Nous poursuivrons nos efforts en vue de parvenir à une meilleure coordination avec le courant du général Aoun. Il existe beaucoup d’aspects où cette coordination existe, contrairement à ce que d’aucuns croient », a-t-il affirmé.. « Pour l’instant, il existe un point de divergence principal entre nous. Il s’agit de la question de la présidence de la République et des priorités que nous voyons d’une façon déterminée et que le général Aoun voit d’une autre façon. En revanche, nos positions convergent sur beaucoup d’autres questions, comme par exemple la loi électorale, l’équilibre au sein de l’État et le développement équilibré. ». Le chef des FL a par ailleurs estimé que l’initiative lancée par le président de la Chambre, Nabih Berry, « a des chances de succès ».
Le chef des FL, Samir Geagea, affirme craindre pour la vie du Premier ministre, Fouad Siniora, dans une interview publiée hier par le quotidien koweïtien al-Raï al-Aam.
M. Geagea a fait état « d’informations et de données montrant que des réseaux se livrent actuellement à des préparatifs d’attentats ciblés ». La majorité parlementaire qui soutient le gouvernement est « inébranlable ». « D’où la crainte d’une tentative d’éliminer Fouad Siniora », a-t-il souligné.
« Ce n’est pas le gouvernement qui a besoin d’être changé, a-t-il par ailleurs dit. Si nous voulons véritablement réformer le pays, nous devons commencer par la source de la paralysie et du déséquilibre, c’est-à-dire la présidence de la République. »
Selon lui, le dernier communiqué des évêques maronites, qui mettait en garde...