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Actualités - Opinion

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth monte, tirée par Solidere

La baisse des tensions politiques à la faveur d’un retour au dialogue entre les principales factions libanaises a nourri hier les espoirs d’un apaisement sur le front d’un changement gouvernemental très controversé. Dans la perspective donc d’une sortie de la crise dans laquelle la vie politique libanaise plonge depuis la cessation des hostilités, certains opérateurs à la Bourse de Beyrouth ont commencé dès hier à anticiper une éventuelle normalisation de la situation intérieure, ce qui n’a pas tardé à se répercuter favorablement sur le climat d’investissement en actifs libanais. Des spéculations ont ainsi soutenu Solidere dont les actions A et B ont bondi de 2,85 % et de 2,97 % respectivement. Les valeurs bancaires ont eu aussi leur part dans la hausse de la cote avec la progression des certificats GDR de la Bank Audi de 0,22 %, de la BLOM Bank de 0,28 % et des actions ordinaires de la Byblos Bank de 1,60 %, ce qui a neutralisé la baisse de 1,06 % des actions prioritaires de cette dernière banque. Le cimentier Holcim a également participé à la hausse en grignotant 0,92 %. En effet, l’indice BLOM des valeurs bancaires a affiché une nette progression de 17,42 points ou 1,33 % à 1 323,92 points dans des échanges relativement nourris. Ceux-ci ont porté hier sur 252 801 titres d’une valeur de 4 794 166 $, dont 94 743 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 696 792 $, contre 518 644 titres d’une valeur de 2 662 972 $, dont 50 396 actions A et B de Solidere d’une valeur de 881 554 $, la veille. Sur le marché des changes, l’offre du dollar s’est un peu développée aussi contrairement à la demande qui est restée stationnaire. Mais l’action de la Banque du Liban, qui a acheté les quelques excès d’offres en cette monnaie à 1 512,50 LL, l’a maintenue hier dans la même fourchette que la veille, entre 1 512,25 et 1 512,75 LL, dans des échanges légèrement nourris. Les Bourses mondiales sur les sommets Les Bourses européennes ont clôturé hier à leurs plus hauts niveaux depuis cinq ans dans des échanges très élevés. Elles ont été soutenues par les anticipations sur plusieurs projets de fusions-acquisitions portant sur Suez, Société générale, Man, Scania, Bouygues... ainsi que par le reflux des prix pétroliers et la fermeté du dollar qui constituent des facteurs favorables aux sociétés européennes. L’annonce aussi par la chancelière allemande, Angela Merkel, d’une entrée de son gouvernement dans le capital d’EADS a relancé les spéculations à la hausse des sociétés liées à ce géant européen d’aéronautique et de défense. La Bourse de New York, ébranlée la veille par les résultats décevants d’Alcoa, a hier réagi favorablement aux résultats meilleurs que prévu annoncés par Pepsico et Costco Wholsales ainsi que par le relèvement par McDonald de sa prévision de bénéfice pour le 3e trimestre. La publication hier du Livre beige de la Fed faisant état d’une poursuite de la croissance et d’une accélération de la consommation des ménages aux États-Unis depuis septembre a relégué au second plan le creusement du déficit commercial américain en août (69,9 milliards $) et l’augmentation des demandes d’allocations chômage la semaine dernière (+4 000). Les indices ont, en effet, repris le mouvement ascensionnel, le Dow Jones et le Nasdaq ayant atteint de nouveaux sommets. Résistance du dollar Sur les marchés internationaux des changes, le dollar a présenté une remarquable résistance aux influences baissières émanant des ventes bénéficiaires après son rebond de la veille. Il est resté pratiquement ferme face à l’euro, les cambistes jugeant que le déficit commercial record en août aux États-Unis marquait un pic, après lequel la balance commerciale devrait s’améliorer de pair avec la baisse des prix pétroliers. De plus, la publication du Livre beige hier a entretenu un sentiment général très favorable au billet vert, allégeant la pression de ces ventes bénéficiaires, ont indiqué les cambistes. Élie KAHWAGI
La baisse des tensions politiques à la faveur d’un retour au dialogue entre les principales factions libanaises a nourri hier les espoirs d’un apaisement sur le front d’un changement gouvernemental très controversé. Dans la perspective donc d’une sortie de la crise dans laquelle la vie politique libanaise plonge depuis la cessation des hostilités, certains opérateurs à la Bourse de Beyrouth ont commencé dès hier à anticiper une éventuelle normalisation de la situation intérieure, ce qui n’a pas tardé à se répercuter favorablement sur le climat d’investissement en actifs libanais.
Des spéculations ont ainsi soutenu Solidere dont les actions A et B ont bondi de 2,85 % et de 2,97 % respectivement.
Les valeurs bancaires ont eu aussi leur part dans la hausse de la cote avec la progression des certificats GDR de la...