Depuis lundi, les Sud-Coréens cohabitent avec un voisin qui proclame avoir rejoint le club très fermé des puissances nucléaires. Mais cette perspective ne semble pas les troubler outre-mesure tant ils sont rompus à vivre sous la menace des canons du Nord. Les 10 millions d’habitants de Séoul semblent étonnamment philosophes après l’essai nucléaire dont s’est targuée lundi la Corée communiste, avec laquelle ils restent théoriquement en guerre, faute de traité de paix mettant fin au conflit de Corée (1950-53). « Et pourquoi devrais-je être plus inquiet aujourd’hui qu’hier », interroge Ahn Byong-hae. « Si une guerre éclate, nous verrions de toutes les façons pleuvoir la mitraille sur nous », ajoute avec résignation ce médecin âgé d’une cinquantaine d’années. Ce sang-froid teinté de fatalisme contraste avec les réactions de panique observées au tout début de la crise nucléaire nord-coréenne dans les années 90. Les Sud-Coréens s’étaient alors rués sur les masques à gaz et les denrées de première nécessité persuadés de l’imminence d’une guerre. « Nous sommes préoccupés par le problème du nucléaire nord-coréen, mais nous sommes accoutumés à ce genre de problèmes, c’est la raison pour laquelle nous avons l’air calme », explique M. Park, un employé de bureau de 35 ans. Beaucoup de Sud-Coréens se rassurent également par la conviction que le numéro un nord-coréen Kim Jong-il et son petit cercle de généraux n’auraient pas le cœur d’anéantir les « frères » du Sud avec le feu nucléaire.
Depuis lundi, les Sud-Coréens cohabitent avec un voisin qui proclame avoir rejoint le club très fermé des puissances nucléaires. Mais cette perspective ne semble pas les troubler outre-mesure tant ils sont rompus à vivre sous la menace des canons du Nord. Les 10 millions d’habitants de Séoul semblent étonnamment philosophes après l’essai nucléaire dont s’est targuée lundi la Corée communiste, avec laquelle ils restent théoriquement en guerre, faute de traité de paix mettant fin au conflit de Corée (1950-53). « Et pourquoi devrais-je être plus inquiet aujourd’hui qu’hier », interroge Ahn Byong-hae. « Si une guerre éclate, nous verrions de toutes les façons pleuvoir la mitraille sur nous », ajoute avec résignation ce médecin âgé d’une cinquantaine d’années. Ce sang-froid teinté de fatalisme...
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