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Italie : vaincre l’Ukraine et réconforter

Du Mondial au scandale, l’Italie du football se demande comment 2006 va s’achever entre une sélection déjà au pied du mur contre l’Ukraine, ce soir à Rome en qualifications de l’Euro 2008 (gr.B), et des affaires toujours en cours. La Juventus reléguée, l’AC Milan, la Lazio Rome et la Fiorentina pénalisées, comme si tout cela n’avait pas suffi, c’est au tour de l’Inter Milan d’être inquiété. Et c’est toute l’Italie qui s’interroge : matchs truqués, écoutes... les affaires vont-elles s’arrêter un jour ? Le 9 juillet, la « Nazionale » avait heureusement rendu la fierté à tous les tifosi en triomphant à la Coupe du monde. Ce soir, c’est elle qui, à nouveau, va devoir panser les plaies et réconforter. Comme en Allemagne, et ce même si la dimension de la compétition est bien moindre, la tâche s’annonce ardue : si elle veut aller à l’Euro en Suisse et en Autriche, elle doit battre l’Ukraine. Presque un quitte ou double (même si une défaite ne serait pas encore éliminatoire au plan mathématique) après les contre-performances de septembre lors des deux premiers matchs du groupe : un nul face à la Lituanie (1-1) à Naples et, surtout, une nette défaite contre la France (3-1) à Paris. « Ce sont deux matchs capitaux qui nous attendent (contre l’Ukraine au Stade olympique avant un déplacement en Géorgie mercredi), reconnaît Gennaro Gattuso. Mais nous sommes champions du monde ! Ça va être difficile, mais nous pouvons le faire. » « Le jeu importe peu » « Contrairement à il y a un mois, nous sommes au point physiquement, et (le sélectionneur) Donadoni nous a préparés pour combattre pendant 90 minutes, ajoute le bouillant calabrais, très remonté. Cela m’a frappé que la victoire en Allemagne soit si vite oubliée. Après la Lituanie, nous avons été critiqués, mais nous avions livré une bonne prestation. » « Seuls comptent les trois points, le jeu importe peu », dit-il également. En ces temps difficiles, c’est avec les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures, semble-t-il dire en écho à Fabio Cannavaro : au Mondial, le capitaine avait lancé son équipe sur la voie du succès en réclamant qu’elle joue « plus à l’italienne, de manière plus cynique ». Les vainqueurs de Berlin seront d’ailleurs en force sur la pelouse. Si l’on enlève Grosso (blessé), Perrotta (suspendu) et Totti (en retrait de la sélection) – respectivement remplacés par Oddo, De Rossi et Del Piero –, l’équipe alignée ce soir sera identique au onze de départ en finale contre la France. Au Mondial justement, les Ukrainiens du capitaine Andrei Shevchenko – lequel, fiévreux, est incertain – n’avaient pas pesé bien lourd en quart de finale, battus 3 à 0 par les Azzurri grâce, notamment, à un doublé de Luca Toni. L’attaquant, à court de forme en septembre, a été rappelé. « Contre l’Ukraine, j’ai marqué mes deux seuls buts de la Coupe du monde. Cette équipe me porte chance, j’espère que cela va continuer », explique-t-il, avant de conclure, confiant : « Le groupe a encore faim. Je le lis dans les yeux de tous, même de ceux qui ont pratiquement tout gagné. »
Du Mondial au scandale, l’Italie du football se demande comment 2006 va s’achever entre une sélection déjà au pied du mur contre l’Ukraine, ce soir à Rome en qualifications de l’Euro 2008 (gr.B), et des affaires toujours en cours.
La Juventus reléguée, l’AC Milan, la Lazio Rome et la Fiorentina pénalisées, comme si tout cela n’avait pas suffi, c’est au tour de l’Inter Milan d’être inquiété. Et c’est toute l’Italie qui s’interroge : matchs truqués, écoutes... les affaires vont-elles s’arrêter un jour ?
Le 9 juillet, la « Nazionale » avait heureusement rendu la fierté à tous les tifosi en triomphant à la Coupe du monde. Ce soir, c’est elle qui, à nouveau, va devoir panser les plaies et réconforter.
Comme en Allemagne, et ce même si la dimension de la compétition est bien moindre, la...