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Actualités - Opinion

Pour une autocritique loyale

Des partis politiques ont voulu exploiter dernièrement le dossier, en lui-même épineux, des déplacés de la guerre de la montagne. Ils risquaient, en ce faisant, de rouvrir les blessures de toutes les guerres déclenchées, depuis le début, contre le Liban, sans qu’eux-mêmes n’aient procédé auparavant à une autocritique sincère. Leurs graves propos couvrent une longue période de l’histoire récente du pays, alors que les Libanais viennent à peine de sortir d’une terrible épreuve, aussi destructive qu’injustifiée. N’est-on pas en droit de se demander, au vu des derniers événements, si l’ouverture du dossier des déplacés dans les circonstances actuelles est innocente ? Quant au dossier de la montagne, il aurait fallu évoquer tous les problèmes qu’il récèle avant la réconcilation générale que le patriarche Sfeir a lui-même bénie en 2001. Car ne faut-il pas se demander, s’agissant de ceux qui ont pris sur eux la décision de déclencher cette guerre d’élimination qui a tant nui aux chrétiens du Liban, qui doit s’excuser de qui ? Durant les événements à répétition du Liban, il y a eu des fautes évidentes de tous les bords. Si toutes les fractions politiques étaient sincères envers le Liban et sa cause, avant de réclamer sans cesse des comptes aux autres, elles devraient procéder à une autocritique et le faire en toute conscience. Et cela, pour arriver aux meilleures solutions des crises qui rongent le pays dans tous les domaines. Car aucune partie ne peut prétendre détenir à elle seule la vérité, toute la vérité. Gaby Jean CHAMI
Des partis politiques ont voulu exploiter dernièrement le dossier, en lui-même épineux, des déplacés de la guerre de la montagne. Ils risquaient, en ce faisant, de rouvrir les blessures de toutes les guerres déclenchées, depuis le début, contre le Liban, sans qu’eux-mêmes n’aient procédé auparavant à une autocritique sincère. Leurs graves propos couvrent une longue période de l’histoire récente du pays, alors que les Libanais viennent à peine de sortir d’une terrible épreuve, aussi destructive qu’injustifiée.
N’est-on pas en droit de se demander, au vu des derniers événements, si l’ouverture du dossier des déplacés dans les circonstances actuelles est innocente ?
Quant au dossier de la montagne, il aurait fallu évoquer tous les problèmes qu’il récèle avant la réconcilation générale que le...