Les nouveaux dirigeants du «monde libre et démocratique» souhaitent diffuser dans l’esprit de l’opinion publique l’image d’un islam fasciste et terroriste.
Ils auraient dû avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de parler du terrorisme d’État israélien en commençant par son « Irgoun » de Begin et Shamir par le passé, pour finir par le dieu guerrier d’Israël.
Bien entendu, la symphonie libanaise jouée par la chorale d’une partie de la majorité politique au pouvoir est au diapason du monde soi-disant libre, qui veut instaurer une démocratie par la force de l’épée.
Ce qui me fascine, en patriote libre laïc, c’est d’observer l’émergence d’un large groupe indépendant de toute influence partisane et confessionnelle, qui est né des cendres de la destruction massive et des martyrs libanais : il a tout d’un « Hezbollah laïque ».
Oui, ne vous frottez pas les yeux en lisant ce que vous considéreriez une aberration sémantique, qui fait éclore, en l’état actuel de l’évolution de la situation politique au Liban, une nouvelle classe d’intellectuels de toutes les confessions et régions, qui refusent la manipulation dans laquelle ils se trouvent entraînés.
Une laïcisation de l’esprit résistant, ou «Hezbollah laïque», est un mode de pensée adopté par des chrétiens, des sunnites, des druzes et des chiites qui ont su garder, depuis la guerre civile libanaise en 1975 jusqu’à cette dernière guerre, un esprit critique et un cerveau alerte qui refusent de succomber à la tentation partisane aveugle.
Oui « la résistance laïque » ne se veut pas chiite, ni légitimer une adhésion « aveugle » derrière la politique irano-syrienne de la région, ni ouvrir nos frontières d’une façon unilatérale à une guerre permanente arabo-israélienne.
« Hezbollah laïque » est un courant qui adhère à l’esprit résistant de Hezbollah, qui crie sa douleur face à l’oppression d’où qu’elle vienne, qu’elle soit du régime sécuritaire entre 1975 et 2005 ou du nazisme militaire représenté par le trio : Bush, Olmert et Blair.
Le « Hezbollah laïque » appartient à la religion libanaise, il refuse les ordres et l’esprit de suivisme qu’une partie de nos dirigeants a pratiqué tout au long de l’histoire politique de ce cher Liban.
Une laïcisation de l’esprit résistant fédère, sous sa thèse purement nationaliste, des personnalités libanaises comme: Nabih Berry, Michel Aoun, Salim Hoss, Khaled Kabbani, Michel Eddé, Sleimane Frangié, Tammam Salam et d’autres. Elle se trouve portée par une large association d’intellectuels de tout bord, tels: Alia el-Solh, Mgr Georges Khodr, Charles Ayoub, Ghassan ben Geddo, Marcel Ghanem, Talal Selmane, Joseph Samaha, Ghassan Tuéni et beaucoup d’autres que je ne peux citer par manque de place.
La «laïcité de la résistance » se veut au-dessus de notre héritage religieux pour tendre vers une société civile qui fédère sous son drapeau un esprit national. Ce mode de pensée place l’intérêt du pays devant les intérêts confessionnel, régional et partisan.
Notre idéal fait appel à toutes les nations amies qui veulent aider et défendre l’intégrité de notre peuple contre la déchirure et l’aliénation. Nous devons rester dignes et fiers de notre histoire et maîtres de notre sort.
Il est temps que nous ayons un esprit critique qui s’oppose aux slogans que les médias diffusent à longueur de journée pour maintenir un état d’hypnose, de déchirure et de terreur sur notre peuple.
Nous lançons un cri d’alarme à nos gouvernants pour qu’ils disent la vérité, toute la vérité aux électeurs. Ils ne peuvent pas continuer à mépriser notre intelligence, en pratiquant un dialogue de sourds.
Jusqu’à quand continuerons-nous de tolérer des discours accusateurs d’aliénation qui suscitent un sentiment antipatriotique qui use et abuse de tous les arguments qui justifient l’agression israélienne en lui donnant les prétextes que l’ennemi lui-même récuse et une victoire à laquelle même son peuple ne croit pas ?
Tout ce cinéma parce que certains n’ont pas digéré la légendaire résistance libanaise et ses victoires héroïques dans tous les combats qu’elle a menés sur le front et refusent que « le compliment » accusateur leur soit retourné. L’entretien de ce climat suspect et la chasse continue aux sorcières et aux fantômes qui nous veulent du mal traduisent une volonté d’hégémonie et une soif de pouvoir permanent.
Sachez que nul n’est éternel et que devant les intérêts des superpuissances, nous ne sommes que des pions qu’ils sacrifient à la première occasion.
L’histoire des pays occidentaux, qui semblent devenus une référence en matière de démocratie, de liberté et d’indépendance, nous enseigne que la laïcité constitue la valeur fondatrice de leurs qualités qui nous captivent.
L’évolution de l’humanité et de ses fondements représente une science logique qui s’applique à tous les peuples de la terre. À chaque progrès d’une société, une transformation est intervenue. C’est bien la laïcité de l’État qui a permis à l’Europe de sortir d’un Moyen Âge, dominé par la période de l’Inquisition et les méfaits des intégristes sur son évolution.
Une synergie entre le principe d’équité et de laïcité a toujours fini par tirer vers le haut les principes fondateurs de l’État.
La « laïcité de la résistance » ne souhaite pas répandre l’esprit du « martyre ».
La « laïcité de la résistance » aspire à la vie et à une fraternisation entre tous les citoyens fiers de leur pays, fiers de leur résistance, qu’elle soit communiste, chrétienne ou musulmane.
Une « laïcité de l’esprit de la résistance » entend aboutir à une nation digne et pacifiée.
Une paix des braves et une paix équitable seront les valeurs fondatrices de l’État, qui a compris que seule la résistance impose le respect et édifie la paix.
Dr Mohammad SAFA
Conseiller auprès du président Berry
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les nouveaux dirigeants du «monde libre et démocratique» souhaitent diffuser dans l’esprit de l’opinion publique l’image d’un islam fasciste et terroriste.
Ils auraient dû avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de parler du terrorisme d’État israélien en commençant par son « Irgoun » de Begin et Shamir par le passé, pour finir par le dieu guerrier d’Israël.
Bien entendu, la symphonie libanaise jouée par la chorale d’une partie de la majorité politique au pouvoir est au diapason du monde soi-disant libre, qui veut instaurer une démocratie par la force de l’épée.
Ce qui me fascine, en patriote libre laïc, c’est d’observer l’émergence d’un large groupe indépendant de toute influence partisane et confessionnelle, qui est né des cendres de la destruction massive et des martyrs...