La Bourse de Beyrouth a affiché hier une légère progression qualifiée de technique par les professionnels après deux journées consécutives de baisse. Le marché avait pourtant commencé la séance de mercredi sur un ton faible en continuité avec sa tendance de la veille avant de bénéficier par endroits de quelques achats à bon compte, lui permettant de recouvrer une partie du terrain qu’il avait perdu depuis le début de la semaine, selon des courtiers.
Solidere a partiellement entraîné le marché à la hausse en fin de séance sur quelques achats à bon compte. Tout en se maintenant ainsi sous le seuil de 18 $, les actions A de cette société ont gagné 0,50 % et celles de la catégorie B 0,05 %.
Aux bancaires, les certificats GDR des banques Audi et BLOM ont eu aussi leur part dans cette reprise de la cote en progressant de 1,14 % et 0,28 % respectivement. En revanche, les autres composantes de ce compartiment, dont les actions ordinaires de la Byblos Bank et de la banque BEMO, ont dû abandonner 2,10 % et 0,49 % sur quelques ventes bénéficiaires, alors que celles de la Bank of Beirut se sont maintenues à 25 $.
Il en est de même du cimentier Holcim dont les actions ont cédé 1,77 %.
Cela étant, l’indice BLOM des valeurs libanaises a légèrement avancé de 1 319,11 points à 1 319,24 points (+0,01 %) dans des échanges relativement étoffés. Ceux-ci ont, en effet, porté sur 294 529 titres d’une valeur de 5 512 247 $, dont 216 790 actions A et B de Solidere d’une valeur de 3 819 823 $, contre 181 164 titres d’une valeur de 1 507 049 $, dont 33 864 actions A et B de Solidere d’une valeur de 602 194 $, la veille.
Sur le marché libanais des changes, la propension à la vente du dollar a continué de l’emporter sur la demande en cette monnaie, laissant des excès d’offres qui ont été aussitôt absorbés par la Banque du Liban à 1 512,50 LL. Dans ces conditions, le billet vert continuait à être négocié dans les échanges interbancaires dans une même fourchette comprise entre 1 512,25 et 1 512,75 LL.
Les Bourses étrangères en hausse
Les Bourses européennes ont reviré vers le haut hier après deux journées de baisse. Elles ont été portées par la nouvelle baisse des prix pétroliers et des spéculations de fusions-acquisitions dans les secteurs bancaires et d’assurances. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par des nouvelles selon lesquelles BNP Paribas et Société générale pourraient être des cibles potentielles du groupe américain Citigroup qui explorerait des possibilités d’acquisitions en Europe. Il en est de même de l’annonce par l’assureur allemand Allianz de son intention de racheter les parts de l’assureur français AGF encore aux mains d’actionnaires minoritaires.
La Bourse de New York a continué sur sa lancée de la veille, évoluant toujours à des niveaux record, après un nouveau reflux des cours pétroliers et la publication de statistiques américaines renforçant le scénario d’une poursuite du statu quo monétaire aux États-Unis, voire même d’une baisse des taux début 2007. Cette perspective a été relancée hier par la baisse de l’activité dans les services aux États-Unis avec le recul de l’indice des directeurs d’achats dans ce secteur de 57 points en août à 52,9 points en septembre et par la stabilité des commandes industrielles en août après une baisse de 1 % en juillet. Les propos tenus hier par le président de la Fed, Ben Bernanke, sur l’inflation ne devaient avoir aucun impact sur la tendance.
L’euro autour de 1,27 $
Sur les marchés internationaux des changes, l’euro a évolué autour du seuil de 1,27 $, après la publication de deux indices d’activité dans les services dans sa région et aux États-Unis inférieurs aux attentes. En outre, les incertitudes entourant la décision de la Banque centrale européenne sur l’orientation de son principal taux directeur lors de la réunion de son conseil de gouverneurs aujourd’hui a également pesé sur la tendance de la monnaie unique.
Élie KAHWAGI
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