GM et Renault-Nissan ont mis fin à leurs discussions sur une alliance, selon le « WSJ »
Les constructeurs automobiles américain General Motors (GM) et franco-japonais Renault-Nissan ont mis un terme à leurs discussions sur une possible alliance à trois, a rapporté hier le Wall Street Journal en ligne, citant des sources proches du dossier. Contacté par l’AFP, Tom Wilkinson, un porte-parole de GM, a indiqué que « le groupe n’a pas de commentaires à faire sur cette information ».
Renault, joint à Paris par l’AFP, se refusait également à tout commentaire. Cette nouvelle survient alors que les trois constructeurs s’étaient entendus à la mi-juillet pour explorer pendant une période de 90 jours la faisabilité d’un mariage à trois et se prononcer le 15 octobre.
Volkswagen entre en force
au capital de MAN pour
imposer une fusion à trois
Le premier constructeur automobile européen, Volkswagen, s’est invité au capital du conglomérat allemand MAN pour imposer par la force une fusion à trois dans les poids lourds avec le suédois Scania. Volkswagen a annoncé hier dans un communiqué boursier qu’il avait acheté 15,06 % de MAN. Au cours actuel de MAN, il a dû débourser près de 1,5 milliard d’euros. « Un rachat complet » de MAN n’est pas prévu, explique Volkswagen, qui précise que cette entrée au capital « n’est en aucun cas hostile ». MAN avait lancé il y a une quinzaine de jours une offre d’achat de 9,6 milliards d’euros sur Scania, rejetée immédiatement par la direction du groupe suédois et les deux grands actionnaires, la famille Wallenberg et Volkswagen. Une fusion entre les deux groupes donnerait naissance au numéro un européen des poids lourds devant Volvo et DaimlerChrysler, au numéro deux pour les bus.
L’OCDE voit une poursuite plus modérée de la croissance mondiale
Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, a pronostiqué hier une poursuite de la croissance mondiale, mais sur un rythme plus modéré, en dépit des facteurs qui pourraient la freiner, comme les prix du pétrole et l’éclatement de la « bulle immobilière ». « L’économie des principaux pays de l’OCDE, y compris les pays européens, devrait poursuivre sur la voie de la croissance au cours des 18 mois à venir, même si cette croissance va être quelque peu ralentie », a-t-il dit dans une intervention devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, à Strasbourg. « Les pays émergents vont continuer à avoir d’excellents résultats, la Chine et l’Inde en particulier vont rester des moteurs importants de la croissance mondiale », a-t-il ajouté. L’ancien ministre mexicain de l’économie a évoqué quatre « risques qui pourraient menacer ce scénario » : le prix du pétrole, les déséquilibres des comptes courants qui « ont atteint des niveaux sans précédent dans certains pays », l’éclatement d’une « bulle immobilière » et un retour du protectionnisme.
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