La réponse de Walid Joumblatt aux dernières prises de position de Bachar el-Assad avant-hier n’a pas tardé, cinglante : « Jour après jour, les raisons de cette instabilité interne qui a suivi l’agression israélienne se font de plus en plus claires », a commencé par dire le chef du PSP. « Au lieu de s’employer à tout faire pour reconstruire, libérer les territoires (toujours occupés), délimiter les fermes de Chebaa et asseoir les décisions prises à l’unanimité au cours du dialogue national, on ne s’intéresse soudainement qu’à cette espèce de changement gouvernemental, sous prétexte que ce serait en adéquation avec l’application de l’accord de Taëf », a-t-il poursuivi. « Sauf que le seul et véritable objectif de tout cela, le gouverneur du Rif de Damas, Bachar el-Assad, l’a dévoilé lui-même, en refusant le tribunal à caractère international et en s’interrogeant sur son utilité avant même la fin de l’enquête », a affirmé Walid Joumblatt, avant d’asséner que tout cela s’explique par « la peur de se retrouver dans le box des accusés et finir comme Slobodan Milosevic. Voilà pourquoi il essaie de s’échapper par le biais de la scène libanaise, en s’employant à y semer le chaos, avec l’espoir d’étouffer dans l’œuf ce tribunal à caractère international » chargé de juger les assassins de Rafic Hariri.
« En fait, les inventions du régime syrien, destinées à détruire, ne semblent pas se limiter au seul Liban : elles touchent de plein fouet la scène palestinienne », a-t-il ajouté, évoquant les tentatives visant à empêcher la formation d’un gouvernement d’union. « Le but de cela est simple : parvenir à ce qui est arrivé hier, à savoir la guerre palestino-palestinienne, prélude à une guerre civile dont profiterait à fond ce régime syrien, soucieux de mettre sous tutelle la libre décision palestinienne », a précisé le chef du PSP.
Enfin, Walid Joumblatt a évoqué le dossier des déplacés, « loin des surenchères carnavalesques », insistant sur l’importance « d’unifier les critères » relatifs au règlement de tous les dossiers de déplacés sur l’ensemble du territoire libanais. « Il est vrai que l’affaire des déplacés de la Montagne a pris beaucoup de temps, qu’elle n’est pas encore terminée », a-t-il poursuivi, mettant l’accent sur l’ampleur de la catastrophe qui a frappé les Sudistes, et insistant in fine sur le fait que c’est le même drame pour toutes les personnes concernées et que ces drames doivent être traités pareillement par les institutions concernées, le ministère et la Caisse des déplacés, ainsi que le Conseil du Sud. « Cela prend du temps, parce que tels sont les rouages de l’État, mais cela favorise l’aboutissement d’un développement équilibré et rassure n’importe quel déplacé sur le fait que l’État fait tout pour trouver une solution à son drame », a estimé le chef du PSP.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La réponse de Walid Joumblatt aux dernières prises de position de Bachar el-Assad avant-hier n’a pas tardé, cinglante : « Jour après jour, les raisons de cette instabilité interne qui a suivi l’agression israélienne se font de plus en plus claires », a commencé par dire le chef du PSP. « Au lieu de s’employer à tout faire pour reconstruire, libérer les territoires (toujours occupés), délimiter les fermes de Chebaa et asseoir les décisions prises à l’unanimité au cours du dialogue national, on ne s’intéresse soudainement qu’à cette espèce de changement gouvernemental, sous prétexte que ce serait en adéquation avec l’application de l’accord de Taëf », a-t-il poursuivi. « Sauf que le seul et véritable objectif de tout cela, le gouverneur du Rif de Damas, Bachar el-Assad, l’a dévoilé lui-même,...