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Actualités - Chronologie

Les derniers chars israéliens quittent le Liban

Dans un grincement de chenilles, les derniers blindés israéliens ont traversé la frontière avec le Liban dans la nuit de samedi à dimanche. Le modeste convoi tranchait avec les impressionnantes colonnes de blindés qui avaient pénétré au Liban. Une fois la frontière franchie, les chars se sont dirigés vers un verger où ils ont stationné avant de regagner une base militaire voisine. Pour des « raisons de sécurité », l’armée israélienne avait imposé un black-out sur toutes les informations jusqu’à ce que cette opération soit achevée. Des militaires et des policiers ont bloqué les routes d’accès à la frontière empêchant journalistes et curieux de s’approcher des soldats, rapporte Charles Levinson de l’AFP. Dans les autobus, des soldats rentrant dans leur foyer se sont rapidement débarrassés d’un équipement encombrant. Certains d’entre eux avaient de la peine à réfréner leur enthousiasme à l’idée de rentrer à la maison. Agglutinés contre les vitres des autobus, ils ont crié leur joie à de rares passants. Il y avait toutefois peu à voir lors de ce deuxième retrait de l’armée israélienne du Liban en six ans. En mai 2000, le repli avait mis fin à 18 ans de guerre et d’occupation. Cette fois-ci, l’opération était moins spectaculaire. Les milliers de soldats qui ont participé aux combats qui ont fait rage de la mi-juillet à la mi-août n’étaient plus que quelques centaines ces derniers jours. Ils sont retournés chez eux quelques heures avant la célébration de Yom Kippour, le Grand Pardon, jour durant lequel les juifs sont appelés à jeûner et à faire leur examen de conscience pour les péchés commis durant l’année écoulée. Ce retour sans gloire a surtout affecté les chars israéliens de type Merkava. Considérés comme parmi les plus sophistiqués au monde en raison notamment de la protection de leur équipage, ces tanks n’ont pas été à la hauteur de leur réputation face aux roquettes antichars du Hezbollah. C’est que plusieurs Merkava se sont transformés en pièges mortels pour des soldats. Autant de ratés qui ont poussé l’armée à aller au plus vite. Le retrait s’est achevé en l’espace de quelques heures. À 2h30 dimanche matin. Une fois les soldats partis, la nature a repris ses droits. Des sangliers et des chacals ont pu de nouveau traverser à leur guise les routes et les bois de la région sans être dérangés par les bruits des postes de contrôle de l’armée ou des sirènes des voitures de police. Le silence est enfin revenu.
Dans un grincement de chenilles, les derniers blindés israéliens ont traversé la frontière avec le Liban dans la nuit de samedi à dimanche.
Le modeste convoi tranchait avec les impressionnantes colonnes de blindés qui avaient pénétré au Liban. Une fois la frontière franchie, les chars se sont dirigés vers un verger où ils ont stationné avant de regagner une base militaire voisine.
Pour des « raisons de sécurité », l’armée israélienne avait imposé un black-out sur toutes les informations jusqu’à ce que cette opération soit achevée. Des militaires et des policiers ont bloqué les routes d’accès à la frontière empêchant journalistes et curieux de s’approcher des soldats, rapporte Charles Levinson de l’AFP.
Dans les autobus, des soldats rentrant dans leur foyer se sont rapidement débarrassés d’un...