Le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali el-Jouzou, s’en est pris hier au Hezbollah, critiquant le secrétaire général du Parti de Dieu, Hassan Nasrallah, qui « s’est laissé aller, dans son dernier discours, à des erreurs qu’on aurait voulu le voir éviter, lui l’homme solide au discours enthousiasmant et privilégié ».
Le mufti Jouzou a estimé que les larmes du Premier ministre Fouad Siniora, lors des bombardements israéliens contre des zones civiles, contrairement aux allusions de sayyed Nasrallah dans son dernier discours, étaient « nobles, humaines, transparentes », et elles exprimaient un « sentiment de proximité avec les citoyens et leurs souffrances ».
« Sayyed Nasrallah aurait dû demander au public d’observer une minute de silence à la mémoire des martyrs, des victimes et des orphelins, dont les souffrances sont dues aux décisions unilatérales (du Hezbollah). Il aurait dû verser une larme pour ces gens-là », a-t-il indiqué. « Les larmes des hommes ne sont pas une faiblesse, elles sont le sommet de l’humanisme », a-t-il ajouté. « (...) Cependant, le sentiment d’extase ressenti par le chef de la Résistance face à sa victoire qui n’est pas divine, mais “relative”, lui ont fait oublier son devoir vis-à-vis de ces gens. Et si cette victoire est vraiment divine, qu’en sera-t-il si nous libérons Jérusalem ? » s’est demandé le mufti Jouzou.
« Le discours a été prononcé d’un ton menaçant qui a effrayé les investisseurs, lesquels comptaient revenir au Liban, ce qui leur a fait changer d’avis. Il s’agit d’un coup porté à l’économie libanaise, essoufflée en raison de cette guerre et de celles qui l’ont précédée. C’est la destruction économique, qui vient s’ajouter au chaos humain, structurel et matériel, qui a ramené le Liban dix ans en arrière », a-t-il ajouté.
Le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali el-Jouzou, s’en est pris hier au Hezbollah, critiquant le secrétaire général du Parti de Dieu, Hassan Nasrallah, qui « s’est laissé aller, dans son dernier discours, à des erreurs qu’on aurait voulu le voir éviter, lui l’homme solide au discours enthousiasmant et privilégié ».
Le mufti Jouzou a estimé que les larmes du Premier ministre Fouad Siniora, lors des bombardements israéliens contre des zones civiles, contrairement aux allusions de sayyed Nasrallah dans son dernier discours, étaient « nobles, humaines, transparentes », et elles exprimaient un « sentiment de proximité avec les citoyens et leurs souffrances ».
« Sayyed Nasrallah aurait dû demander au public d’observer une minute de silence à la mémoire des martyrs, des victimes et des orphelins, dont...
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