Michael Schumacher : « Ce fut un week-end extrême. Nous étions compétitifs sur le sec vendredi, puis nous avons eu des difficultés samedi en qualifications sur la piste mouillée. En course, les pneus ont fini par fonctionner et nous avons trouvé le bon moment pour mettre les pneus “sec” et gagner. Si l’on regarde où nous étions il y a quelques temps, être là aujourd’hui relève du miracle. Il faudra vraisemblablement attendre la dernière course pour connaître l’issue du championnat. Au début, j’ai été un peu surpris d’être en mesure de suivre le rythme sur la piste mouillée. Après un moment, j’ai pu combler l’écart sur Fisichella et je savais que si je parvenais à le doubler, même si je ne gagnais pas, je pouvais ne perdre que deux points sur Fernando (Alonso). Vu d’où je partais, ce n’aurait pas été un si mauvais résultat. Il était très important de réduire l’écart avec les Renault quand la piste a commencé à sécher. Le moment crucial a été le passage aux pneus “sec”. Je savais que même si Fisichella parvenait à rester devant moi après son ravitaillement, j’aurais une chance de le passer dans la première courbe car il aurait des problèmes avec la température de ses pneus. Et c’est ce qui s’est passé. Maintenant, nous partons pour Suzuka (Japon), un tracé que j’adore. Mais il est difficile de faire des prévisions et, comme d’habitude, le comportement des pneumatiques sera crucial. »
Fernando Alonso : « Nous avons perdu une excellente opportunité aujourd’hui. Je me suis construit une avance confortable dans les 20 premiers tours, mais mes pneumatiques avant étaient très usés et les conditions de piste devenaient délicates car la trajectoire commençait à sécher. Nous avons pris la décision de changer les pneus avant, et cela s’est avéré être une erreur. Nous l’avons vu avec “Fisico” (Giancarlo Fisichella) et Michael (Schumacher), qui ont conservé leurs enveloppes et étaient beaucoup plus rapides. Ensuite, la seule chose à faire était de chausser des pneus pour sol sec aussi tôt que possible, et espérer rattraper Michael. Malheureusement, il ne restait pas suffisamment de tours pour y parvenir. C’est donc une mauvaise journée pour nous, mais c’est une bataille fantastique pour le championnat. Je pars optimiste au Japon. Nous avions la voiture la plus rapide aujourd’hui et nous avons deux autres possibilités de nous imposer. Je pense que nous pouvons y arriver. »
Giancarlo Fisichella : « J’ai disputé une bonne course et c’est un bon résultat pour moi comme pour l’équipe. En terminant troisième, je passe devant Felipe Massa (Ferrari) au championnat des pilotes, tandis que l’équipe mène de nouveau au classement des constructeurs. J’ai pris le départ avec la quantité de carburant la plus élevée parmi mes rivaux et les premiers tours ont été difficiles. Mais les conditions m’ont aidé lorsque le circuit a séché. Nous avons conservé le même train de pneumatiques lors du premier arrêt et j’ai pu hausser le ton pour distancer Michael. Mais lorsque j’ai mis les pneus pour sol sec, la piste était très glissante et les gommes n’avaient pas encore atteint la bonne température. J’ai pris le premier virage un peu large, et Michael est passé. Ensuite, nous avons décidé de préserver le moteur pour le sauvegarder en vue du Japon. »
Kimi Raikkonen : « C’est vraiment dommage car il semble que nous pouvions gagner. Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, mais soudain l’accélérateur a cessé de répondre normalement. Le moteur s’est mis en mode sécurité et s’est automatiquement mis au point mort. J’ai pris un bon départ, me suis déporté à l’extérieur et j’ai ainsi gagné deux places. C’était un peu serré et c’est pourquoi je n’ai pas réussi à passer Fisichella à ce moment-là. Mais je l’ai doublé un peu plus tard et j’étais en train de revenir sur Alonso avant mon premier ravitaillement. Je suis déçu mais, au moins, nous avons prouvé que nous étions rapides et donc j’ai hâte d’être au Japon. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Michael Schumacher : « Ce fut un week-end extrême. Nous étions compétitifs sur le sec vendredi, puis nous avons eu des difficultés samedi en qualifications sur la piste mouillée. En course, les pneus ont fini par fonctionner et nous avons trouvé le bon moment pour mettre les pneus “sec” et gagner. Si l’on regarde où nous étions il y a quelques temps, être là aujourd’hui relève du miracle. Il faudra vraisemblablement attendre la dernière course pour connaître l’issue du championnat. Au début, j’ai été un peu surpris d’être en mesure de suivre le rythme sur la piste mouillée. Après un moment, j’ai pu combler l’écart sur Fisichella et je savais que si je parvenais à le doubler, même si je ne gagnais pas, je pouvais ne perdre que deux points sur Fernando (Alonso). Vu d’où je partais, ce n’aurait...