« 20 000 missiles et plus »
Plus de 20000 missiles en possession du Hezbollah: on a entendu sayyed Hassan Nasrallah s’adresser à la marée humaine qui fêtait la « victoire » du Hezbollah contre Israël. Sa déclaration tranquillise «beaucoup» de Libanais et terrifie «l’autre beaucoup» de Libanais. Comme «beaucoup de Libanais», je suis pacifiste, opposé à la violence et à toute forme d’agression quelle qu’en soit la cause…
20000… Un chiffre qui nous semble énorme, mais quand on compte juste le nombre de bombes à fragmentation qui ont été lancées sur le Liban durant la guerre de juillet (on parle de 1 200000), 20000 paraît dérisoire. Dérisoire? N’oublions pas qu’avec moins de 5000 missiles lancés sur Israël, le Hezbollah déclare avoir gagné la guerre. Qu’adviendrait-il s’il utilisait le reste?
Ce qui paraît réconfortant, c’est le dernier discours du ministre de la Défense qui dénote une volonté du gouvernement d’intégrer les militants du Hezbollah dans l’armée libanaise. Ces combattants, qui ont l’expérience et le «know how», représenteront une énorme valeur ajoutée à l’armée libanaise. De plus, M. Élias Murr annonce son intention d’équiper l’armée de missiles et d’armes qui augmenteraient son efficacité en cas d’attaques israéliennes. Pourquoi ces 20000 missiles (et plus) ne représenteraient-ils pas les premiers acquis de l’armée?
Johnny FENIANOS
Merci M. Siniora
Personne ne l’attendait, la guerre s’est invitée chez nous avec force fracas. Malgré cette offensive israélienne et ses conséquences dramatiques sur le pays, tous les Libanais et tous leurs chefs ont résisté, chacun à sa manière. Ils ont voulu restituer le respect, la liberté, l’indépendance, la souveraineté dus au Liban.
Nous aimerons, maintenant que le cauchemar a pris fin, remercier tous ceux qui ont fait des sacrifices pour la patrie, dont en particulier le Premier ministre, Fouad Siniora, qui a profondément marqué l’histoire libanaise, redonné espoir à ses concitoyens, espoir en la paix et la souveraineté.
Ridab BOU NASSER EDINE
Quelle paix ?
Je remercie M. Fadi Noun pour son article «La paix est la solution» du 27 septembre 2006, qui met en relief nos divisions, les dangers qui nous guettent et la futilité de notre classe dirigeante.
Eh bien, M. Noun, je me pose une question à la lecture de votre article: pourquoi la paix ne deviendrait-elle pas notre projet national? Pourquoi ne pas utiliser les contacts et les relations de chacune de nos communautés en vue de faciliter une paix au Moyen-Orient? Pourquoi ne pas transformer ce qui nous divise en quelque chose qui nous unit et dont nous pouvons être fiers?
Au nom de quoi sommes-nous condamnés à être passifs, à subir les morts et la destruction de notre pays? Pourquoi attendre que d’autres trouvent des solutions pour une région où nous vivons et où nous souffrons de ses conflits sans participer à cette solution?
L’Europe, et la France en particulier, vient de prendre des risques énormes avec la constitution de la Finul Plus et de la Finul maritime. Les 7 principes de la réunion de Rome peuvent-ils ou non être développés par les mêmes parties qui les ont votés pour que nous soyons des acteurs positifs? Nous serons les derniers à signer la paix, disait M. Siniora. C’est sage. Mais le corollaire est que nous fassions tout ce qui est possible pour que cette paix puisse se réaliser rapidement.
Nasri BAKHACHE
Vive la France !
«Notre pays s’appelait la Gaule»... Une phrase que beaucoup de nos pères ou grands-pères récitaient par cœur durant la classe d’histoire.
«Allons enfants de la patrie», chantaient d’autres dans la cour.
Sans compter ceux qui ont été «de retenue» le jeudi après-midi pour ne pas avoir su citer les ressources du bassin Aquitain.
Comme justification à cela, certains proclamaient en silence: «La France est notre tendre mère, elle protégera les chrétiens.» Pour preuve, arguaient-ils, c’est grâce à elle que le président de la République est maronite. D’ailleurs le patriarcat maronite continue à célébrer une messe à l’intention de la France.
Les temps ont changé. Vous n’avez plus besoin d’un président de la République maronite pour représenter le Liban au sommet de la francophonie. Le président du Conseil peut bien faire l’affaire. Et s’il ne parle pas français, il a la France dans le cœur.
Malgré ce bémol de la Roumanie, nous continuerons à proclamer avec ce chrétien de la montagne qui a toujours la photo de Charles de Gaulle accrochée au mur : Vive la France!
Charles JAZRA
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