La Bourse de Beyrouth a continué d’évoluer dans des marges étroites à la hausse et à la baisse, dans un marché hésitant à s’engager dans une direction déterminée. L’annonce par Israël du report du retrait de ses troupes du Liban-Sud, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité jusqu’à ce que l’armée libanaise et les forces de la Finul soient parvenues à contrôler les activités du Hezbollah dans cette région, est venue jeter de l’ombre sur un marché déjà très inquiet de la situation intérieure dans le pays.
Les opérateurs ont réagi à ce développement hier en s’abstenant de prendre de nouvelles initiatives vis-à-vis des placements en actifs libanais, selon les milieux boursiers. Ils se sont contentés encore une fois à rééquilibrer leurs portefeuilles titres en attendant que la situation se décante. Les certificats GDR de la Bank Audi, qui ont eu le vent en poupe ces derniers temps, en subissaient le contrecoup et lâchaient 1,65 %, pendant que ceux qui sont émis par la BLOM Bank peinaient à se reprendre, progressant de seulement 0,21 %. Même chose pour les actions prioritaires de la Byblos Bank qui ont abandonné 0,52 % et les actions préférentielles de la Bank of Beirut qui ont cédé 2,91 %.
Solidere a, de son côté, oscillé dans les deux sens, les actions A de cette société regagnant 0,22 % et ses actions B reperdant 0,28 %.
Sur le restant de la cote, le cimentier Holcim continuait aussi à perdre du terrain (-0,44 %).
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a abandonné 2,87 points ou 0,22 % à 1 313,08 points dans des volumes très légers. Ceux-ci ont totalisé hier 140 104 titres d’une valeur de 1 246 619 $, dont 13 790 actions A et B de Solidere d’une valeur de 242 595 $, contre 86 176 titres d’une valeur de 1 990 533 $, dont 69 093 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 213 894 $, la veille.
Sur le marché libanais des changes, les achats par la Banque du Liban du dollar à 1 512,50 LL ont largement contribué encore hier à préserver l’équilibre entre l’offre et la demande de cette monnaie. Celle-ci a continué ainsi à fluctuer toute la journée dans les échanges interbancaires entre 1 512,25 et 1 512,75 LL, dans des opérations modérément actives.
Les grandes Bourses toujours aux sommets
Les Bourses mondiales restaient en légère hausse hier, dépassant leurs records historiques de la veille. Elles ont été soutenues en Europe par des spéculations sur d’éventuelles opérations de fusions et acquisitions, alors qu’aux États-Unis elles ont été portées par des anticipations de nouvelles hausses des bénéfices trimestriels des sociétés. Cela d’autant qu’en cette fin de mois de septembre, on assiste généralement des deux côtés de l’Atlantique à des aménagements de portefeuilles en faveur des plus grosses capitalisations, ce qui soutient les indices boursiers.
Dans ce contexte, les opérateurs ont ignoré la révision en légère baisse à 2,6 % au lieu de 2,9 % de la hausse du PIB américain au 2e trimestre contre 5,6 % au premier, dans la mesure où le ralentissement de la croissance économique est déjà intégré dans les cours. Les investisseurs ont été rassurés par le recul du chômage en Allemagne de 10,5 % en août à 10,1 % en septembre et par la baisse des demandes d’allocations-chômage aux États-Unis de 6 000 la semaine dernière pour s’inscrire à 316 000.
L’euro immobile malgré la révision
en baisse du PIB américain
Sur les marchés internationaux des changes, l’euro a été incapable de progresser hier face au dollar malgré la révision en baisse du PIB américain au 2e trimestre et les bons chiffres du chômage allemand en septembre. En effet, l’euro a trouvé un niveau d’équilibre autour de 1,27 $ sur des anticipations de maintien des taux d’intérêt actuels de part et d’autre de l’Atlantique, indique-t-on dans les milieux cambistes.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a continué d’évoluer dans des marges étroites à la hausse et à la baisse, dans un marché hésitant à s’engager dans une direction déterminée. L’annonce par Israël du report du retrait de ses troupes du Liban-Sud, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité jusqu’à ce que l’armée libanaise et les forces de la Finul soient parvenues à contrôler les activités du Hezbollah dans cette région, est venue jeter de l’ombre sur un marché déjà très inquiet de la situation intérieure dans le pays.
Les opérateurs ont réagi à ce développement hier en s’abstenant de prendre de nouvelles initiatives vis-à-vis des placements en actifs libanais, selon les milieux boursiers. Ils se sont contentés encore une fois à rééquilibrer leurs portefeuilles titres en attendant que la...