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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth fait toujours grise mine

La Bourse de Beyrouth a fait grise mine encore hier, les opérateurs étant toujours préoccupés par les craintes que suscite la situation politique intérieure. À cet égard, ils ont évoqué les propos tenus par la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, pour s’abstenir de prendre la moindre initiative sur le marché des valeurs mobilières. Celle-ci a estimé que la situation au Liban est très précaire et que certaines figures politiques pourraient être des cibles d’attentats terroristes en cette période. Dans ce contexte, Solidere, la valeur la plus représentative de la cote libanaise, s’est montrée hier désorientée après plusieurs semaines de baisse continue. Les actions A de cette société ont légèrement progressé de 0,17 % contrairement à celles de la catégorie B qui ont reperdu 0,22 %. Dans le compartiment des bancaires, hausses et baisses ont alterné aussi. D’un côté, les certificats GDR des banques Audi et BLOM, très convoités ces deux dernières semaines, ont dû subir la pression de quelques ventes bénéficiaires en l’absence du moindre intérêt à l’achat, abandonnant 0,67 % et 0,35 % respectivement. Mais de l’autre côté, les actions ordinaires de la BLOM Bank ont avancé de 0,71 %, alors que celles de la Byblos Bank se maintenaient à 1,90 $. Sur le restant de la cote, le cimentier Holcim a reperdu 0,44 % comme la veille. En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises est retombé de 1 316,80 points à 1 315,95 points, en baisse de 0,06 % dans des volumes toujours légers. C’est ainsi qu’on a relevé hier la négociation de 86 176 titres d’une valeur de 1 990 533 $, dont 69 093 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 213 894 $, contre 504 440 titres d’une valeur de 1 967 873 $, dont 34 348 actions A et B de Solidere d’une valeur de 605 627 $, la veille. Sur le marché libanais des changes, la propension des opérateurs à vendre le dollar est restée très sensible encore hier, en l’absence d’intérêt à l’achat. Cela étant, la BDL est parvenue à absorber les quelques excès d’offres en cette monnaie à 1 512,50 LL, la faisant négocier dans les échanges interbancaires entre 1 512,25 et 1 512,50LL, dans des volumes généralement minces. Les Bourses gagnées toujours par l’euphorie Les places boursières mondiales sont parvenues à préserver hier leurs nouveaux sommets atteints la veille, un mouvement qui s’explique par l’orientation baissière des cours du pétrole, l’optimisme économique des deux côtés de l’Atlantique et la stabilité des taux d’intérêt. Les investisseurs ont été soulagés par le niveau actuel du brut qui réduit les risques d’inflation et exclut tout resserrement monétaire, ce qui doit permettre à l’économie mondiale d’afficher en 2006 une nouvelle année de croissance forte. Aux États-Unis, les ventes de logements neufs ont rebondi de 4,1 % en août, dissipant les craintes de ralentissement de l’économie américaine suscitées par la poursuite de la baisse des commandes de biens durables (-0,5 %) pendant la même période. Dans la zone euro, la hausse des crédits au secteur privé de 11,3 % en août après 11,1 % en juillet, qui était à l’origine de l’accélération de la masse monétaire (M3), a rassuré aussi les opérateurs. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’institut spécialisé GfK que le moral des consommateurs allemands s’est davantage amélioré en septembre. Tous ces facteurs ont donc continué à tirer les grandes Bourses vers le haut malgré l’apparition de quelques courants de prises de bénéfices. L’euro quasi stable face au dollar L’euro est resté quasiment stable face au dollar hier, ne parvenant pas à profiter de la baisse des commandes de biens durables aux États-Unis en août, qui a été compensée par le bond des ventes de logements neufs pendant la même période. L’accélération de la croissance de la masse monétaire en zone euro le mois dernier n’a guère sensibilisé les opérateurs, qui ont hésité à se dessaisir du billet vert. Élie KAHWAGI
La Bourse de Beyrouth a fait grise mine encore hier, les opérateurs étant toujours préoccupés par les craintes que suscite la situation politique intérieure. À cet égard, ils ont évoqué les propos tenus par la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, pour s’abstenir de prendre la moindre initiative sur le marché des valeurs mobilières. Celle-ci a estimé que la situation au Liban est très précaire et que certaines figures politiques pourraient être des cibles d’attentats terroristes en cette période.
Dans ce contexte, Solidere, la valeur la plus représentative de la cote libanaise, s’est montrée hier désorientée après plusieurs semaines de baisse continue. Les actions A de cette société ont légèrement progressé de 0,17 % contrairement à celles de la catégorie B qui ont reperdu 0,22 %.
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