La Bourse de Beyrouth a terminé la séance d’hier sur un nouveau repli, les opérateurs s’étant montrés toujours inquiets de la situation politique intérieure qui n’inspire pas confiance aux investisseurs aussi bien libanais qu’arabes. Le marché a particulièrement souffert, comme lors des précédentes séances, du manque d’appétit pour Solidere qui a continué à subir la pression des ventes de lassitude sans l’apparition de la moindre tendance à l’achat de ses titres à la baisse. Il a également été affecté par les inquiétudes concernant les perspectives de l’économie libanaise après la mise en garde lancée la veille par le président de l’Association des banques au Liban. Celui-ci a estimé que « le pays irait à la faillite si la conférence internationale d’aide au Liban » ne se tenait pas aussitôt que possible.
Ces inquiétudes ont entraîné les locomotives de la cote libanaise à la baisse sous la conduite de Solidere dont les actions A et B ont reperdu 0,90 % et 0,78 % respectivement d’une journée à l’autre.
Pour ce qui est des bancaires, les certificats GDR de la Bank Audi ont subi aussi la pression de quelques ventes bénéficiaires, les faisant abandonner 0,14 %, contrairement à ceux émis par la BLOM Bank qui se sont maintenus à leur dernier niveau de la veille. Pourtant, dans ce même compartiment, les actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank ont progressé de 2,70 % et 4,39 % respectivement sur quelques rachats du découvert.
Par ailleurs, le cimentier Holcim a cédé 0,44 % dans un marché toujours terne.
Cela étant, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 0,15 point ou 0,01 % à 1 316,80 points dans des échanges très minces. Ceux-ci ont totalisé hier 504 440 titres d’une valeur de 1 967 873 $, dont 34 348 actions A et B de Solidere d’une valeur de 605 627 $, contre 82 382 titres d’une valeur de 3 312517 $, dont 32370 actions A et B de Solidere d’une valeur de 579 025 $, la veille.
Sur le marché libanais des changes, l’offre du dollar a continué de l’emporter sur la demande en cette monnaie, permettant à la Banque du Liban d’absorber les excès d’offres à 1 512,50 LL. En effet, le billet vert devait se négocier invariablement toute la journée d’hier entre 1 512,25 et 1 512,75 LL dans des opérations interbancaires généralement faibles.
Les Bourses étrangères campent dans le vert
Les Bourses étrangères ont continué sur leur lancée de la veille, portées par deux indicateurs meilleurs que prévu en France et aux États-Unis qui ont permis d’apaiser les craintes concernant la croissance des deux côtés de l’Atlantique.
Moteur initial de ce mouvement, le bond de 5,4 % des mises en chantier de logements et de 11,5 % des permis de construction en France au cours de la période juin-août 2006 par rapport à un an plus tôt. De plus, l’indice de confiance des consommateurs américains a progressé à 104,5 points en septembre contre 100,2 points en août. Autre facteur de soutien, l’OPEP a exclu d’organiser une réunion d’urgence alors que certains investisseurs craignaient que le cartel ne décide de réduire ses quotas de production pour soutenir les cours du pétrole. Toutes les grandes Bourses ont rebondi après la publication de ces indicateurs. Cela d’autant que comme à la fin de chaque trimestre, il va y avoir beaucoup de réaménagements de portefeuilles en attendant la publication des résultats de sociétés.
L’euro en baisse, les perspectives monétaires européennes discutées
Sur les marchés internationaux des changes, l’euro a perdu du terrain contre le dollar, un mouvement que les cambistes attribuaient à une révision en baisse des perspectives de taux d’intérêt en Europe. Le recul de l’indice IFO, mesurant le moral des chefs d’entreprise en Allemagne de 105 points en août à 104,9 points en septembre, semble expliquer ce mouvement, surtout après que les opérateurs eurent appris que la composante des attentes à six mois de cet indice a reculé de 101,4 points à 98,9 points.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a terminé la séance d’hier sur un nouveau repli, les opérateurs s’étant montrés toujours inquiets de la situation politique intérieure qui n’inspire pas confiance aux investisseurs aussi bien libanais qu’arabes. Le marché a particulièrement souffert, comme lors des précédentes séances, du manque d’appétit pour Solidere qui a continué à subir la pression des ventes de lassitude sans l’apparition de la moindre tendance à l’achat de ses titres à la baisse. Il a également été affecté par les inquiétudes concernant les perspectives de l’économie libanaise après la mise en garde lancée la veille par le président de l’Association des banques au Liban. Celui-ci a estimé que « le pays irait à la faillite si la conférence internationale d’aide au Liban » ne se tenait pas...