Pensons générations. Pensons à ceux qui, aujourd’hui, sont en classes terminales et à ce que leur avenir sera, dans cinq, dix ou quinze ans. Il y a, bon an, mal an, une centaine de milliers d’étudiants qui arrivent, annuellement, sur le marché du travail. Il y a donc autant d’emplois à créer. Notre économie répondra-t-elle à la demande ?
Mais d’abord, quel genre d’économie va-t-on reconstruire ? Une économie de guerre ou une économie de paix ? Dans Bint Jbeil à 80 % détruit, va-t-on construire des abris ? Se prépare-t-on à une nouvelle guerre dans dix ans ? Voilà le genre de question que les urbanistes doivent se poser, avant de tracer leurs plans.
Autre question : comment empêcher le Liban de se vider ? Selon des chiffres fiables, quelque 200 000 Libanais ont quitté le pays en raison de la guerre de juillet. Combien d’entre eux rentreront ? Mais combien, aussi, sont en instance de départ ?
Nombreux sont les parents à bout qui, depuis juillet, plantent l’idée du départ dans l’esprit de leurs enfants. Pour eux, il est trop tard, mais pas pour leurs enfants. « Finissez vos études et débrouillez-vous », disent-ils. Pour cette mère de famille, la décision est prise : elle encouragera ses enfants à partir. « Ceux qui sont partis sont aujourd’hui épanouis », répète-t-elle.
Généralisation hâtive. Car qui sait si la tristesse qui nous attend, à l’étranger, n’est pas plus profonde que celle que nous cherchons à fuir ?
Hassan Nasrallah invite à célébrer la victoire. Espérons que cette célébration ne fournira pas à certains de nouvelles raisons de partir.
Oui, nous avons besoin de savoir, aujourd’hui même, pas demain, en quels termes envisager l’avenir ? En termes de paix ou de guerre ?
Nous sommes nombreux à souhaiter que ce soit en termes de paix. Nombreux à souhaiter ne pas vivre dans une situation de guerre permanente. Nombreux à souhaiter que les choses soient planifiées de telle sorte que d’ici à cinq, dix, quinze ans, une paix véritable, une paix juste et globale, une paix inusable soit établie. Et à guetter le moindre mot du moindre discours nous assurer que ce jour approche.
Fady NOUN
Pensons générations. Pensons à ceux qui, aujourd’hui, sont en classes terminales et à ce que leur avenir sera, dans cinq, dix ou quinze ans. Il y a, bon an, mal an, une centaine de milliers d’étudiants qui arrivent, annuellement, sur le marché du travail. Il y a donc autant d’emplois à créer. Notre économie répondra-t-elle à la demande ?
Mais d’abord, quel genre d’économie va-t-on reconstruire ? Une économie de guerre ou une économie de paix ? Dans Bint Jbeil à 80 % détruit, va-t-on construire des abris ? Se prépare-t-on à une nouvelle guerre dans dix ans ? Voilà le genre de question que les urbanistes doivent se poser, avant de tracer leurs plans.
Autre question : comment empêcher le Liban de se vider ? Selon des chiffres fiables, quelque 200 000 Libanais ont quitté le pays en raison de la guerre de...
L'actualité du Liban et de la région analysée et décryptée par nos journalistes. Découvrez tout notre contenu pour seulement 1 $ pendant 3 mois.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.