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Actualités - Chronologie

Un peu plus de... Un prénom pour se faire un nom

C’est assez étrange comme phénomène. À l’ère de la Star Academy et autre Nouvelle Star, alors que l’industrie musicale fabrique de la crédibilité musicale en apposant un nom de famille à un prénom galvaudé par les magazines télé, Jérémy Chatelain, Nolwenn Leroy, Christophe Wilhem, etc., les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes ont décidé de jeter leur patronyme aux oubliettes ! Camille, Raphaël, Anaïs, Juliette… Mais pourquoi cachent-ils leur nom ? On pourrait comprendre ce système qu’emploient les chanteurs qui veulent s’illustrer autrement qu’en tant que fils de : M. (Mathieu Chédid, fils de Louis), Arthur H. (fils de Jacques Higelin), Pierre (qui ? Pierre, fils d’Alain Souchon), Laura Smet (bon d’accord), mais les autres ? C’est comme si le nom du père, un parfait inconnu, risquait d’effrayer le consommateur. Intelligents, cultivés, lettrés, les jeunes artistes tendance du moment cherchent peut-être à cacher leurs origines trop bien nées. À l’instar de Zazie, wanna be rockeuse rebelle tatouée et anticonformiste, qui se prénomme en réalité Isabelle Truchis de Varennes. Aristocrate et chanteuse, sa crédibilité en aurait pris un sacré coup. Mais on n’est plus à l’époque de la Terreur où les aristocrates cherchaient à enfouir leurs origines. Aujourd’hui, en France, à l’heure où de « petits Français moyens » essayent de réaliser leur rêve en postulant dans les télécrochets à la mode, où une Élodie Frégé, Française moyenne, doit battre la petite Marocaine friquée qu’est Sofia Essaidi, il ne fait pas bon être un artiste qui sait lire et écrire pour séduire le grand public – ce n’est pas le plan marketing du moment (cf la victoire dite du cœur de Magalie Vaé l’année dernière à la Star Ac’ et qui n’a pas vendu plus de 10 000 CD). Alors plouf, on balance son patronyme et on laisse son prénom réunir les masses. On galvanise les foules qui hurlent en cœur « Raphaël ! Raphaël ! » comme avant lui, on scandait inlassablement des « Patriiiiiiick » (alias Bruel). Ce qui est donc amusant dans cette entreprise, c’est la volonté de sérieux des maisons de disques qui collent le nom de famille aux pseudochanteurs issus de la téléréalité (sauf pour Jenifer, première du nom) et la quête du grand public par des artistes qui voilent leur patronyme, comme on emprunte un nom de convenance. De toute façon, n’avoir qu’un prénom n’a jamais empêché le talent. Christophe est là pour le prouver. Camille (Dalmais) aussi. Les quelques exceptions qui confirment la règle ?

C’est assez étrange comme phénomène. À l’ère de la Star Academy et autre Nouvelle Star, alors que l’industrie musicale fabrique de la crédibilité musicale en apposant un nom de famille à un prénom galvaudé par les magazines télé, Jérémy Chatelain, Nolwenn Leroy, Christophe Wilhem, etc., les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes ont décidé de jeter leur patronyme aux oubliettes ! Camille, Raphaël, Anaïs, Juliette…
Mais pourquoi cachent-ils leur nom ? On pourrait comprendre ce système qu’emploient les chanteurs qui veulent s’illustrer autrement qu’en tant que fils de : M. (Mathieu Chédid, fils de Louis), Arthur H. (fils de Jacques Higelin), Pierre (qui ? Pierre, fils d’Alain Souchon), Laura Smet (bon d’accord), mais les autres ? C’est comme si le nom du père, un parfait inconnu, risquait...