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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Merci, Monsieur Salamé Alors qu’une guerre a violé le Liban et humilié les Libanais, que les tiraillements internes qui l’ont suivie sont légion, c’est à ce moment que le monde honore Riad Salamé et le sacre « meilleur gouverneur du monde » pour l’année 2006, et ce, par le truchement d’Euromoney, le prestigieux magazine financier. Deux poids deux mesures, deux mondes parallèles : le Liban que l’on voudrait enterrer, et l’autre Liban que l’on voudrait voir s’épanouir et devenir une réalité nationale. Le Fonds monétaire international invite le gouvernement libanais à prendre exemple sur l’action de la BDL. Tout est dit. Que cet îlot de résistance financière et cérébrale s’étende, que le Liban soit gouverné tel que Riad Salamé gouverne la Banque du Liban, qui, en 2004, a maintenu les colonnes du temple suite à l’assassinat de Rafic Hariri, puis, en 2005, a défrayé la chronique et dynamisé les marchés en cédant la BLC à un prix record. Cette même BDL, qui a restructuré la MEA, qui rassure les marchés, bâtit la confiance et blinde cette livre libanaise durant plus de 13 ans, contre vents et marées, contre les attentats, contre la médiocrité de la politique libanaise, contre la faiblesse des gouvernements et enfin contre la guerre des autres sur notre sol meurtri. À notre tour de rendre hommage à Riad Salamé par quelques lignes dans votre quotidien et par un grand merci. Enfin j’aimerais lui dire : nous savons ce que nous vous devons et prions pour que le Liban vous mérite, un jour. Hala Majdalani SELWAN Vol organisé 2200 euros (2800 US dollars) pour un vol aller-retour Paris-Beyrouth en classe économique (taxes d’aéroport comprises, Dieu merci), qui dit mieux ? C’est le prix défiant toute concurrence qu’ont dû payer mes jeunes cousins dimanche dernier pour venir au Liban en catastrophe pour les funérailles de leur père. Les a-t-on installés en première classe en contrepartie de cette offre spéciale? Que nenni! C’est au tout dernier rang qu’ils ont fait le voyage, là où les dossiers des sièges ne se baissent pas et tout près des toilettes. Pour expliquer ce prix de folie, les deux compagnies aériennes détenant le quasi-monopole des vols entre Paris et Beyrouth ont prétexté une réservation de dernière heure. Bien que je comprenne que les prix soient fonction de la demande, il devrait y avoir des limites à l’exploitation de la situation. De même que les banques ne peuvent se permettre de pratiquer de taux supérieur au taux usuraire, les compagnies aériennes devraient se voir sanctionnées lorsqu’elles pratiquent des prix hors de toute proportion. À défaut d’avoir du cœur, nos transporteurs devraient au moins faire attention à leur image dans des moments si pénibles pour leurs clients. Georges BOUSTANY La raison et la foi L’islam et le christianisme oriental ont cohabité et forgé à travers les siècles la foi et la culture religieuses du monde arabe, «cœur» des sources des croyances divines. Le christianisme occidental, infiltré par la « raison » du scientisme à travers les révolutions industrielles, a fusionné en diverses «Églises» et mené à la laïcité de certains croyants. Le débat se situe entre la raison et la foi. Peut-on être communiste et croyant ? Peut-on être spirituel et vivre la laïcité dans notre approche politique du monde ? Le choc des civilisations est-il le choc de la raison et de la foi ? La mondialisation, nouvelle « franc-maçonnerie », pourra-t-elle cohabiter avec la liberté des individus et des États ? Sami CHALHOUB
Merci, Monsieur Salamé

Alors qu’une guerre a violé le Liban et humilié les Libanais, que les tiraillements internes qui l’ont suivie sont légion, c’est à ce moment que le monde honore Riad Salamé et le sacre « meilleur gouverneur du monde » pour l’année 2006, et ce, par le truchement d’Euromoney, le prestigieux magazine financier. Deux poids deux mesures, deux mondes parallèles : le Liban que l’on voudrait enterrer, et l’autre Liban que l’on voudrait voir s’épanouir et devenir une réalité nationale.
Le Fonds monétaire international invite le gouvernement libanais à prendre exemple sur l’action de la BDL. Tout est dit. Que cet îlot de résistance financière et cérébrale s’étende, que le Liban soit gouverné tel que Riad Salamé gouverne la Banque du Liban, qui, en 2004, a maintenu les colonnes...