Docteur, Je ne vous cacherai pas que votre article (voir L’Orient-Le Jour du lundi 18 septembre 2006) m’a choqué. Oui, Dr, il m’a choqué. Pour moi qui ai tout perdu dans cette guerre (je viens juste de fermer ma boutique et le restaurant pour lequel je m’étais endetté!), cette façon de déformer la réalité frôle l’indécence.
Pensez-vous vraiment qu’Israël aurait de toute manière attaqué le Liban si le Hezbollah avait accepté de livrer ses armes quand le gouvernement libanais le lui demandait si cordialement? Pensez-vous vraiment que la Syrie a quitté le Liban en lui réservant les meilleures intentions? N’auriez-vous même pas l’ombre d’un soupçon qu’elle ne rêvait que de l’écraser à nouveau et qu’elle s’y est attelée assidûment? Pensez-vous vraiment que les liens de l’Iran avec le Hezbollah sont essentiellement d’ordre religieux? Devrions-nous croire par là que les dirigeants iraniens et ceux du Hezbollah ne discuteraient entre eux que de la destinée de l’homme face à son Créateur? Pensez-vous vraiment que la paix est impossible avec Israël qui l’a pourtant bien réussie avec la Jordanie et l’Égypte? Pensez-vous vraiment que le Hezbollah est sorti vainqueur de cette guerre de tous les perdants? Si tel était le cas, où en est-on maintenant avec Chebaa et les prisonniers? Les armes du Hezbollah ont-elles vraiment permis de les libérer? Ont-elles vraiment joué leur rôle de persuasion contre une invasion israélienne tel qu’on le prétendait?
Quant à ces Libanais «qui ne comprennent plus si les troupes de la Finul sont là pour protéger Israël ou l’empêcher de nous agresser», rassurez-les, Dr: une force d’interposition est par définition une force qui sépare deux protagonistes pour les empêcher de s’agresser mutuellement ! Il s’agit donc d’une force de protection pour tous.
Quant aux qualités du Hezbollah que vous énumérez avec autant de passion, permettez-moi de vous questionner à nouveau sur certaines d’entre elles. Transparence ? Peut-on parler de transparence lorsqu’on mène une action militaire qui engage tout le pays sans en informer les autres parties concernées? Loyauté? Cela dépend envers qui. Diplomatie? Sûrement qu’il en aurait fallu pour libérer Chebaa et les quelques prisonniers restants.
De grâce, Dr, la prochaine fois, évitez de nous chercher des causes nobles à notre malheur car il n’y en a pas. La pilule est déjà assez amère à avaler.
Jad HACHEM
Simple citoyen désormais au chômage
Docteur, Je ne vous cacherai pas que votre article (voir L’Orient-Le Jour du lundi 18 septembre 2006) m’a choqué. Oui, Dr, il m’a choqué. Pour moi qui ai tout perdu dans cette guerre (je viens juste de fermer ma boutique et le restaurant pour lequel je m’étais endetté!), cette façon de déformer la réalité frôle l’indécence.
Pensez-vous vraiment qu’Israël aurait de toute manière attaqué le Liban si le Hezbollah avait accepté de livrer ses armes quand le gouvernement libanais le lui demandait si cordialement? Pensez-vous vraiment que la Syrie a quitté le Liban en lui réservant les meilleures intentions? N’auriez-vous même pas l’ombre d’un soupçon qu’elle ne rêvait que de l’écraser à nouveau et qu’elle s’y est attelée assidûment? Pensez-vous vraiment que les liens de l’Iran avec le...
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