Les propos alarmistes attribués hier au président français Jacques Chirac, qui a estimé que « le feu couve toujours au Liban », pendant que le chef de la Finul renforcée, le colonel espagnol, faisait état de menaces émanant de groupes radicaux étrangers, comme el-Qaëda, contre ses troupes au Liban ont pesé sur la tenue de la Bourse de Beyrouth. Cela d’autant que le marché attend avec beaucoup d’appréhension la tenue du « rassemblement de la victoire » organisé par le Hezbollah demain. Les opérateurs se sont donc concentrés encore une fois sur ces facteurs psychologiques qui ont maintenu un environnement peu propice aux initiatives pour les placements en actifs libanais.
Solidere a continué ainsi de souffrir de cet état de choses. Ses actions A ne parvenaient pas à se reprendre, se négociant à 18,21 $ contre 18,20 $ la veille, alors que ses actions B retombaient de 18,36 $ à 18,03 $ (-1,79 %).
Aux bancaires, et à l’exception des certificats GDR de la Bank Audi, qui sont remontés de 65,10 $ à 65,35 $ (+0,38 %), et ceux de la BLOM Bank qui se sont stabilisés à 69,70 $, la tendance est restée franchement baissière. Les actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank ont ainsi reculé de 1,91 $ à 1,90 $ (-0,52 %) et de 1,90 $ à 1,87 $ (-1,57 %) respectivement.
Par ailleurs, le cimentier Holcim a aussi abandonné 0,43 % à 2,29 $ contre 2,30 $ la veille.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 5,33 points ou 0,40 % à 1 332,56 points dans des volumes légers. C’est ainsi qu’on a relevé la négociation de 136 939 titres d’une valeur de 1 506 840 $, dont 56 237 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 024 227 $, contre 84 179 titres d’une valeur de 1 768 359 $, dont 33 980 actions A et B de Solidere, la veille.
Sur le marché libanais des changes, l’offre du dollar s’est contractée ainsi que la demande sur cette monnaie qui s’est négociée toute la journée entre 1 512,50 et 1 513 LL dans des échanges minces mais laissant parfois un surplus d’offres absorbé par la Banque du Liban à 1 512,50 LL.
Les Bourses dopées par le statu quo monétaire US
Les Bourses européennes ont fini en nette hausse hier, soutenues par la perspective d’un maintien des taux d’intérêt aux États-Unis. Parmi les autres facteurs d’optimisme, le nouveau repli des cours du pétrole brut, qui est censé paver la voie au maintien du principal taux directeur de la Banque centrale européenne à 3 %. Cette perspective d’une pause dans les politiques monétaires des deux côtés de l’Atlantique a offert aux banques un environnement financier plus favorable pendant que les valeurs technologiques trouvaient un appui dans le rebond du Nasdaq américain.
La Bourse de New York était en hausse aussi, dopée par le statu quo monétaire observé par la Fed à l’issue de la réunion hier de son comité de politique monétaire. En outre, la tendance a été soutenue par des résultats supérieurs aux attentes des sociétés du Nasdaq, comme Oracle, ainsi que par la nouvelle détente des prix pétroliers. Enfin, l’annonce par Morgan Stanley qu’elle a multiplié ses bénéfices par près de 13 au 3e trimestre a été d’un grand appui au secteur bancaire américain.
L’euro en légère hausse après la Fed
Sur les marchés internationaux des changes, l’euro a légèrement progressé face au dollar avant et après le statu quo monétaire américain, alors que le coup d’État militaire en Thaïlande laissait le marché de marbre. La Fed a laissé inchangé son principal taux directeur à 5,25 %, comme attendu, indiquant qu’il restait néanmoins des risques d’inflation pour l’économie américaine même si celle-ci montre des signes de ralentissement.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les propos alarmistes attribués hier au président français Jacques Chirac, qui a estimé que « le feu couve toujours au Liban », pendant que le chef de la Finul renforcée, le colonel espagnol, faisait état de menaces émanant de groupes radicaux étrangers, comme el-Qaëda, contre ses troupes au Liban ont pesé sur la tenue de la Bourse de Beyrouth. Cela d’autant que le marché attend avec beaucoup d’appréhension la tenue du « rassemblement de la victoire » organisé par le Hezbollah demain. Les opérateurs se sont donc concentrés encore une fois sur ces facteurs psychologiques qui ont maintenu un environnement peu propice aux initiatives pour les placements en actifs libanais.
Solidere a continué ainsi de souffrir de cet état de choses. Ses actions A ne parvenaient pas à se reprendre, se négociant à 18,21 $ contre...