La Bourse de Beyrouth a étroitement fluctué dans les deux sens hier pour clôturer quasi stable, des ventes de lassitude pour cause de besoins de liquidités ayant été compensées par quelques achats à bon prix, selon les courtiers. Certains investisseurs étaient à la recherche de bonnes affaires hier, après le recul significatif de plusieurs titres, a expliqué un opérateur. Mais il a relevé que d’autres investisseurs semblent toujours préoccupés de la situation politique prévalant dans le pays qui les incite à rester sur la défensive et à s’approvisionner en liquidités.
Dans ce contexte, Solidere a été encore une fois diversement orientée. Les actions A de cette société, qui étaient en hausse la veille, ont reculé hier de 18,63 $ à 18,45 $ (-0,96 %) contrairement aux actions B qui ont timidement avancé de 18,45 $ à 18,46 $ (+0,05 %).
Aux bancaires, les certificats GDR des banques Audi et BLOM restaient robustes, remontant de 60,45 $ à 61,60 $ (+1,90 %) et de 69 $ à 69,85 $ (+1,23 %) respectivement. En revanche, les actions ordinaires de la Byblos Bank ont subi la pression de quelques ventes bénéficiaires, les ramenant de 1,92 $ à 1,90 $ (-1,04 %), pendant que les actions prioritaires de cette même banque se maintenaient à 1,90 $. Il en est de même des actions préférentielles 2002 de la BLOM Bank qui ont progressé de 100 $ à 101,10 $ (+1,10 %) alors que celles de 2004 et de 2005 se stabilisaient à 100 $.
À noter également la petite reprise du cimentier Holcim de 2,32 $ l’action à 2,33 $ (+0,43 %).
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 0,16 point seulement ou 0,01 % à 1 338,52 points dans des volumes plus étoffés que la veille. À cet égard, on a relevé hier la négociation de 148 169 titres d’une valeur de 4 810 867 $, dont 51 196 actions A et B de Solidere d’une valeur de 946 322 $, contre 142 093 titres d’une valeur de 1 735 778 $, dont 41 892 actions A et B de Solidere d’une valeur de 773 221 $, la veille.
Sur le marché des changes, les offres et les demandes du dollar se sont équilibrées hier sans le moindre recours à la Banque du Liban. Le billet vert a continué ainsi à osciller étroitement entre 1 512,50 et 1 513 LL dans des opérations interbancaires, autrement calmes.
Le spectre de l’inflation pèse sur les Bourses
Les Bourses européennes ont terminé en baisse hier, les opérateurs s’étant livrés à des prises de bénéfices sous l’influence des propos tenus par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet. Celui-ci, en réaffirmant la nécessité d’être vigilant sur les risques d’inflation dans la zone euro, a nourri les attentes d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt en octobre. En outre, les secteurs de la haute technologie, des minières et des assurances ont souffert de l’abaissement des recommandations de Lehman Brothers sur Alcatel, de Crédit suisse sur ThyssenKrupp et de JP Morgan sur Allianz.
La Bourse de New York s’est installée aussi dans le rouge, malgré la hausse des ventes de détail aux États-Unis de 0,2 % en août et le recul des demandes hebdomadaires d’allocations chômage de 5 000 la semaine dernière. Les investisseurs ont réagi négativement à l’annonce d’une hausse de 0,8 % des prix à l’importation le mois dernier pour se débarrasser de certaines actions américaines dans la mesure où cette statistique laisse craindre une relance des pressions inflationnistes.
Accès de faiblesse du dollar face à l’euro
Sur les marchés internationaux des changes, l’euro a légèrement progressé face au dollar hier, en dépit de statistiques américaines généralement encourageantes. Les perspectives d’un durcissement de la politique monétaire de la BCE, après le relèvement hier du principal taux directeur de la Banque nationale suisse de 1,50 % à 1,75 %, semblent expliquer cet accès de faiblesse du billet vert et ce regain d’intérêt pour l’euro.
Élie KAHWAGI
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