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Le Conseil melkite met en garde contre le fléau de l’émigration

Le conseil exécutif du Conseil supérieur grec-catholique (CSGC) s’est réuni hier sous la présidence de son n° 2, le ministre Michel Pharaon, en présence notamment de l’évêque de Tyr, Mgr Georges Bakouny, qui a dressé un état des lieux des dégâts occasionnés à l’évêché par l’offensive israélienne. C’est le secrétaire général du CSGC, l’ambassadeur Fouad Turk, qui a lu le communiqué final dans lequel il est demandé à tous de décupler d’effort afin de redynamiser les institutions constitutionnelles, qu’elles soient exécutives, législatives, judiciaires ou sécuritaires (sans oublier le Conseil constitutionnel), dans le but, vital, de consolider les assises d’un État « capable, juste, fort, encadrant tout le monde, garant des droits de tous », un État qui soit « le seul à étendre sa souveraineté sur chaque mètre carré du territoire libanais ». Le Conseil melkite estime en outre que la période très difficile par laquelle le Liban est passé « impose un attachement encore plus profond aux constantes nationales : totale indépendance, une souveraineté jamais tronquée, une décision libanaise libre, et un refus total de la division ou de l’implantation », sans oublier une élévation nécessaire au-dessus de tous « les sectarismes, les confessionnalismes, les égoïsmes, les clientélismes, les intérêts personnels et les polémiques stériles ». Se félicitant chaudement ensuite du déploiement de l’armée au Liban-Sud et saluant avec beaucoup de « satisfaction » le VIIe appel des évêques maronites (concernant, notamment, la régression de la présidence de la République et le déséquilibre au sein du pouvoir), le CSGC invite la communauté internationale à placer le dossier proche-oriental en tête de ses priorités, surtout que « la violence continuera tant que se poursuivra le conflit israélo-palestinien ». Concernant le Liban, le communiqué souligne la nécessité d’assurer la prospérité et la stabilité dans une région ensanglantée, appelant à « la libération des fermes de Chebaa, la libération des prisonniers, le respect de l’accord d’armistice, et l’arrêt de l’utilisation du Liban comme champ de bataille pour les guerres et les intérêts des autres » – sans oublier, concernant la région, le retour du Conseil de sécurité aux résolutions passées, à l’esprit et à la lettre des conférences de Madrid et de Beyrouth, « le tout pour aboutir à une paix juste, globale et durable ». Sur un autre plan, le Conseil melkite a condamné avec virulence la dernière agression sur quelques membres des FSI, déplorant que des desseins maléfiques continuent de prévaloir chez ceux qu’intéresse et occupe encore la déstabilisation du Liban. Le Conseil grec-catholique suit en outre avec intérêt aussi bien les efforts officiels et ceux de la société civile, que les efforts arabes et internationaux visant à effacer les stigmates de l’agression israélienne, à reconstruire le Liban et à indemniser les personnes lésées. Enfin, le CSGC conclut son communiqué en évoquant, avec beaucoup de craintes, une des conséquences de la guerre de juillet : l’émigration, définitive ou pas, de familles et d’individus libanais. « Cela demande un maximum de sens des responsabilités et de sérieux », souligne le communiqué, précisant que pour enrayer ce fléau, il s’agit d’instaurer à nouveau la sécurité et la stabilité, redonner la confiance, résorber la crise du chômage… « Sinon, le Liban aura perdu, et sa jeunesse, et ses compétences », met en garde le CSGC.
Le conseil exécutif du Conseil supérieur grec-catholique (CSGC) s’est réuni hier sous la présidence de son n° 2, le ministre Michel Pharaon, en présence notamment de l’évêque de Tyr, Mgr Georges Bakouny, qui a dressé un état des lieux des dégâts occasionnés à l’évêché par l’offensive israélienne.
C’est le secrétaire général du CSGC, l’ambassadeur Fouad Turk, qui a lu le communiqué final dans lequel il est demandé à tous de décupler d’effort afin de redynamiser les institutions constitutionnelles, qu’elles soient exécutives, législatives, judiciaires ou sécuritaires (sans oublier le Conseil constitutionnel), dans le but, vital, de consolider les assises d’un État « capable, juste, fort, encadrant tout le monde, garant des droits de tous », un État qui soit « le seul à étendre sa...