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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Bourse de Beyrouth : retour à l’équilibre

La Bourse de Beyrouth est revenue à l’équilibre hier, après avoir fortement dévissé depuis le début de la semaine sur fond d’inquiétudes politiques. Elle a été aidée par des achats à bon compte de certaines valeurs, en l’absence d’un moteur plus puissant pour lui permettre de se reprendre. Dans les salles de marché, on a évoqué l’attaque avortée contre l’ambassade américaine à Damas, qui pourrait marquer un début de dégel des relations entre les États-Unis et la Syrie, pour expliquer ce léger changement de climat entourant la Bourse, dans la mesure où tout apaisement de la situation au Moyen-Orient ne tarderait pas à se répercuter favorablement sur la scène libanaise en cette période chargée de tensions. Dans cette perspective, les attaques à la baisse contre Solidere commençaient à se relâcher. Les actions A de cette société sont parvenues à progresser de 18,50 $ à 18,63 $ (+0,70 %), alors que celles de la catégorie B limitaient leurs dégâts à 0,16 % en clôturant hier à 18,45 $ contre 18,48 $ la veille. Les bancaires ont été également confortées par ce changement d’humeur comme en témoigne la hausse des certificats GDR de la Bank Audi de 59,95 $ à 60,45 $ (+0,83 %) et de la BLOM Bank de 68,80 $ à 69 $ (+0,29 %). Sur le restant du secteur, les actions de la Byblos Bank ont été diversement traitées à la hausse pour les ordinaires de 1,91 $ à 1,92 $ (+0,52 %) et à la baisse pour les prioritaires de 1,91 $ à 1,90 $ (-0,52 %). Il en est de même des actions de la banque BEMO qui ont reculé de 4,44 $ à 4,15 $ (-6,53 %), pendant que les actions préférentielles de la BLOM Bank avançaient de 97,00 $ à 100,00 $ (+3,09 %). Quant au cimentier Holcim, il a perdu sensiblement du terrain à quelques jours de la distribution de son dividende pour l’exercice 2005, fléchissant de 2,50 $ à 2,32 $ (-7,2 %). Pourtant, les hausses l’ont emporté en nombre sur les baisses mais non en importance. En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a perdu 4,35 points ou 0,32 % à 1 338,68 points. Ce mouvement s’est produit dans des échanges relativement plus nourris que ces derniers jours avec au total 142 093 titres négociés hier d’une valeur de 1 735 778 $, dont 41 892 actions A et B de Solidere d’une valeur de 773 221 $, contre 71 346 titres d’une valeur de 942 450 $, dont 42 634 actions A et B de Solidere d’une valeur de 793 046 $, la veille. Sur le marché libanais des changes, la propension des opérateurs à vendre le dollar face à une demande stationnaire en cette monnaie a permis à la Banque du Liban d’absorber tous les excès d’offre à 1 512,50 LL. En effet, le billet vert devait se négocier toute la journée dans les échanges interbancaires entre 1 512,50 et 1 513,00 LL, selon les milieux cambistes de la place. Les Bourses étrangères en légère hausse Les Bourses européennes ont fini dans le vert hier, les opérateurs excluant tout prochain durcissement dans la politique monétaire de la BCE. À cela aurait contribué la publication des chiffres définitifs de l’inflation en Allemagne en août qui se sont soldés par une hausse de 1,7 % contre 1,9 % en juillet. En outre, les nouvelles sur des projets de fusion entre certaines sociétés (Man, Scania et Volkswagen) ont également soutenu la tendance. De son côté, la Bourse de New York a évolué en légère hausse, dans la foulée du récent recul des prix du pétrole. L’expiration d’options trimestrielles sur futures et indices demain a soutenu aussi la progression du marché des actions ainsi que les bons résultats trimestriels de Lehman Brothers et le plan de restructuration de Ford. L’euro et le dollar stables Sur les marchés des changes, l’euro et le dollar ont très peu bougé hier, le discours du secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, ayant eu peu d’impact sur les opérateurs. M. Paulson, qui a appelé hier la Chine à assumer ses responsabilités sur la scène économique internationale, s’est montré plutôt modéré dans son appel à plus de flexibilité du régime de change chinois, sans mentionner les désagréments que le yuan trop faible cause aux États-Unis. Élie KAHWAGI

La Bourse de Beyrouth est revenue à l’équilibre hier, après avoir fortement dévissé depuis le début de la semaine sur fond d’inquiétudes politiques. Elle a été aidée par des achats à bon compte de certaines valeurs, en l’absence d’un moteur plus puissant pour lui permettre de se reprendre. Dans les salles de marché, on a évoqué l’attaque avortée contre l’ambassade américaine à Damas, qui pourrait marquer un début de dégel des relations entre les États-Unis et la Syrie, pour expliquer ce léger changement de climat entourant la Bourse, dans la mesure où tout apaisement de la situation au Moyen-Orient ne tarderait pas à se répercuter favorablement sur la scène libanaise en cette période chargée de tensions.
Dans cette perspective, les attaques à la baisse contre Solidere commençaient à se...