La Bourse de Beyrouth a nettement reculé hier, dans un marché sans grandes nouvelles économiques ni beaucoup d’échanges. Elle a été plombée notamment par les conjectures auxquelles ont donné lieu les propos tenus la veille par le président français, Jacques Chirac, qui s’est déclaré « un peu inquiet » pour l’avenir du Liban. Cela d’autant que la situation politique intérieure n’est guère rassurante alors que la polémique bat son plein entre le Hezbollah et le gouvernement.
Dans ce contexte peu favorable aux placements en actifs libanais, certains opérateurs ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la récente hausse de plusieurs valeurs la semaine dernière au lendemain de la levée du blocus israélien imposé au Liban. Solidere a été parmi les principales sociétés qui ont dû payer les frais de la situation politique très inquiétante. Elle a, en effet, subi la pression de quelques ventes bénéficiaires, ramenant ses actions A de 19,15 $ à 18,94 $ (-1,09 %), et ses actions B de 18,99 $ à 18,74 $ (-1,31 %).
Il en est de même des valeurs bancaires qui ont sensiblement perdu du terrain à l’exception des certificats GDR de la Bank Audi qui se sont maintenus à 60 $. Les actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank ont donc reculé de 1,95 $ à respectivement 1,91 $ (-2,84 %) et 1,93 $ (-2,05 %), et les certificats GDR de la Blom Bank ont fléchi de 70,20 $ à 68,20 $ (-2,84 %).
Aux industrielles, le cimentier Holcim, qui va mettre en paiement dès lundi prochain un dividende de 135 LL par action à titre de l’exercice 2005, s’est également replié de 2,59 $ à 2,49 $ (- 3,86 %).
L’indice BLOM des valeurs libanais a, en effet, perdu 16,37 points ou 1,19 % à 1 353,98 points, dans des volumes très minces. C’est ainsi que 57 779 titres d’une valeur de 1 162 733 $ ont changé de mains, dont 22 275 actions A et B de Solidere d’une valeur de 418 952 $, contre 74 541 titres d’une valeur de 1 292 089 $, dont 32 168 actions A et B de Solidere d’une valeur de 614 318 $, vendredi dernier.
Sur le marché libanais des changes, l’offre du dollar l’a emporté légèrement hier sur la demande en cette monnaie, permettant à la Banque du Liban d’acheter les excès d’offre à 1 512,50 LL. Par conséquent, le billet vert devait être négocié dans les échanges interbancaires toute la journée entre 1 512,25 et 1 512,75 LL, dans des volumes modérément nourris.
Le déclin du pétrole a pesé sur les Bourses
européennes, et soutenu Wall Street et le dollar
Les Bourses européennes ont terminé en baisse hier, emportées par la chute des valeurs pétrolières sur fond de repli des cours du brut. Par ailleurs, l’annonce d’un recul de 1,3 % de la production industrielle française en juillet et l’attente par l’institut de conjoncture DIW d’un ralentissement de la croissance du PIB allemand de 0,9 % au 2e trimestre à 0,5 % au second ont également pesé sur la tendance.
Pourtant, la Bourse de New York est parvenue à se soustraire aux influences baissières de la chute des prix pétroliers sur les compagnies productrices dans la mesure où ce développement devait soutenir les sociétés consommatrices d’énergie. L’annonce par le fabricant d’ordinateurs Dell qu’il reportait la publication formelle de ses résultats pour le 52e trimestre, en raison d’une enquête ouverte par la SEC sur d’éventuelles malversations comptables, n’a guère eu d’impact négatif sur le secteur de la haute technologie.
Sur les marchés internationaux des changes, le dollar est resté soutenu face aux principales devises, en raison du net déclin des prix du pétrole et alors que les opérateurs se sont remis à envisager une nouvelle hausse des taux d’intérêt aux États-Unis la semaine prochaine. De son côté, l’euro a fait du yo-yo : il a commencé par reculer à 1,2649 $, puis a rebondi à plus de 1,27 $, avant de repasser en dessous de cette barre pour osciller étroitement autour d’elle en clôture.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a nettement reculé hier, dans un marché sans grandes nouvelles économiques ni beaucoup d’échanges. Elle a été plombée notamment par les conjectures auxquelles ont donné lieu les propos tenus la veille par le président français, Jacques Chirac, qui s’est déclaré « un peu inquiet » pour l’avenir du Liban. Cela d’autant que la situation politique intérieure n’est guère rassurante alors que la polémique bat son plein entre le Hezbollah et le gouvernement.
Dans ce contexte peu favorable aux placements en actifs libanais, certains opérateurs ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la récente hausse de plusieurs valeurs la semaine dernière au lendemain de la levée du blocus israélien imposé au Liban. Solidere a été parmi les principales sociétés qui ont dû payer les...