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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth retombe dans le rouge

La Bourse de Beyrouth n’a pas pu confirmer hier sa petite reprise de la veille, les opérateurs restant très préoccupés par le maintien du blocus israélien sur le Liban. L’arrivée d’un premier vol commercial direct vers l’aéroport de Beyrouth de Qatar Airways lundi après-midi ne préjugeait en rien d’une prochaine levée de ce blocus, après qu’Israël eut fait savoir qu’il avait autorisé depuis la semaine dernière ce vol dans le cadre du couloir humanitaire établi vers le Liban. En outre, les propos tenus hier par le secrétaire général du Hezbollah, selon lesquels il refuse de désarmer, malgré les exigences de l’ONU, ont également constitué une autre source de préoccupation, indique-t-on dans les salles de marché. Dans ces conditions, nombre d’opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive. Ils n’ont pas ainsi tardé à engranger les gains que leur procure la récente hausse de certaines valeurs. Les actions de Solidere ont dû ainsi renouer avec la baisse, reculant à 18,78 $ contre 18,90 $ la veille (-0,63 %) pour la catégorie A et contre 18,83 $ (-0,26 %) pour la catégorie B pendant la même période. Aux bancaires, les certificats GDR de la Bank Audi ont également perdu du terrain, se repliant de 61,05 $ à 60 $ (-1,72 %) et ceux de la BLOM Bank de 70 $ à 69,10 $ (1,28 %) ainsi que les actions ordinaires et préférentielles de cette dernière banque qui sont tombées de 72 $ à 68,25 $ (-5,20 %) et de 100 $ à 97 $ (-3 %) respectivement. Il en est de même des actions prioritaires de la Byblos Bank qui ont fléchi de 1,99 $ à 1,91 $ (-4,02 %) pour s’aligner sur les actions ordinaires de cette même banque, avec celles de la Bank of Beirut qui ont fléchi de 13,10 $ à 12,86 $ (-1,83 %). Seul le cimentier Holcim est parvenu à recouvrer le terrain qu’il avait cédé la veille, s’élevant de 2,51 $ à 2,53 $ (+0,79 %). En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a perdu 13,72 points ou 1,01 % à 1 348,69 points. Ce mouvement s’est produit dans des échanges un peu plus étoffés que la veille avec 206 191 titres négociés d’une valeur de 3 756 107 $, dont 97 689 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 832 084 $, contre 140 959 titres d’une valeur de 2 238 117 $, dont 74 129 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 380 706 $, la veille. Pour ce qui est du marché libanais des changes, il n’a subi aucun changement majeur, l’offre du dollar l’emportant toujours sur la demande en cette monnaie quoique légèrement. Ce mouvement l’a maintenu ainsi dans la même fourchette de la veille, soit entre 1 512,50 et 1 513,00 LL dans des échanges généralement minces mais équilibrés. Les Bourses en mal d’orientation Les Bourses européennes ont clôturé en baisse hier sous l’effet de prises de bénéfices, après plusieurs séances de hausse. Des commentaires de courtiers peu optimistes et l’abaissement des recommandations de Credit Suisse First Boston et Morgan Stanley sur certains titres (EDF, L’Oréal et Géophysique) ont pesé sur la tendance. Il en est de même de l’annonce par la Fédération nationale des constructeurs automobiles (VDA) d’une baisse des ventes de voitures neuves de 1 % en Allemagne le mois dernier. Pourtant, la Bourse de New York est parvenue à inverser sa tendance en fin de journée sur quelques achats à bon compte. La tendance a été soutenue par la baisse des prix pétroliers, après un forage très prometteur dans le golfe du Mexique. Mais le marché a manqué d’élan en l’absence hier d’indicateurs macroéconomiques aux États-Unis. Effritement de l’euro Sur les marchés internationaux des changes, l’euro s’est replié face au dollar sur des ventes bénéficiaires. Ce mouvement a été entraîné par l’annonce d’une baisse de l’indice d’activité dans le secteur des services de la zone euro de 57,9 points en juillet à 57,1 points en août. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre du chef économiste de l’OCDE, Jean-Philippe Cotis, que l’inflation en zone euro « reste très contenue », excluant tout prochain relèvement du principal taux directeur de la Banque centrale européenne. Élie KAHWAGI

La Bourse de Beyrouth n’a pas pu confirmer hier sa petite reprise de la veille, les opérateurs restant très préoccupés par le maintien du blocus israélien sur le Liban. L’arrivée d’un premier vol commercial direct vers l’aéroport de Beyrouth de Qatar Airways lundi après-midi ne préjugeait en rien d’une prochaine levée de ce blocus, après qu’Israël eut fait savoir qu’il avait autorisé depuis la semaine dernière ce vol dans le cadre du couloir humanitaire établi vers le Liban. En outre, les propos tenus hier par le secrétaire général du Hezbollah, selon lesquels il refuse de désarmer, malgré les exigences de l’ONU, ont également constitué une autre source de préoccupation, indique-t-on dans les salles de marché.
Dans ces conditions, nombre d’opérateurs ont estimé devoir rester sur la...