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Assassinat Hariri Rizk évoque un tribunal international à deux niveaux

Dans une entrevue accordée à la chaîne LBCI, le ministre de la Justice Charles Rizk a indiqué hier que le tribunal à caractère international chargé de juger les suspects dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri fonctionnera selon les voies de recours normales, à savoir un tribunal de première instance qui comprendra 3 juges, dont un libanais, et une cour d’appel composée de 5 juges, dont deux libanais. Le ministre a toutefois précisé qu’il s’agit encore d’un avant-projet qui doit être avalisé par le secrétariat général de l’ONU. « J’attends l’arrivée du secrétaire général adjoint aux affaires juridiques, Nicolas Michel, qui insiste pour venir au Liban pour me remettre le projet finalisé », a indiqué le ministre. Évoquant par ailleurs sa rencontre avec le chef de la commission internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, le juge Serge Brammertz, le ministre a indiqué que le magistrat allemand « le met au courant de tous les aspects exécutifs de l’investigation en cours », soulignant que « durant son séjour à Chypre où il s’est rendu pour des raisons de sécurité, le juge a poursuivi son travail normalement ». Prié de commenter les allégations selon lesquelles les critiques contre le gouvernement pour réclamer son départ visent à mettre en échec la création du tribunal international, il a répondu : « Ce ne sont que des interprétations. Il existe une opinion selon laquelle les équilibres politiques ont été modifiés après la guerre. C’est une position et nous la respectons. Un autre avis, exprimé par le chef du gouvernement il y a deux jours, consiste à dire que ce gouvernement a à son crédit des réalisations qu’aucun autre gouvernement n’a pu faire. On peut citer au passage le retour de l’armée et de l’État au Liban-Sud après une absence qui a duré depuis 1969. » Dans une seconde interview accordée à Radio Monte-Carlo, M. Rizk a accusé l’État hébreu de faire fi de la résolution 1701. « Israël cherche à faire obstruction à l’application de la résolution 1701, considérée comme une issue à l’agression contre le Liban qui a eu des impacts extrêmement néfastes sur l’économie », a-t-il déclaré. M. Rizk a rappelé que la résolution onusienne prévoit le retrait des forces israéliennes et l’envoi de l’armée libanaise et des forces de la Finul à leur place. « Or, les forces de la Finul ont commencé à débarquer, la France ayant décidé l’envoi de 2 000 soldats. Toutefois ce processus est en train d’être entravé par le refus d’Israël de se retirer et de lever le blocus », a-t-il dit. Et M. Rizk d’ajouter : « Il s’est avéré que pour des considérations de politique interne, Israël est incapable de prendre des décisions, d’autant que cette guerre s’est soldée par une véritable défaite militaire pour lui, ce qui explique le durcissement politique que l’on peut déduire des positions israéliennes après la visite du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. »
Dans une entrevue accordée à la chaîne LBCI, le ministre de la Justice Charles Rizk a indiqué hier que le tribunal à caractère international chargé de juger les suspects dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri fonctionnera selon les voies de recours normales, à savoir un tribunal de première instance qui comprendra 3 juges, dont un libanais, et une cour d’appel composée de 5 juges, dont deux libanais.
Le ministre a toutefois précisé qu’il s’agit encore d’un avant-projet qui doit être avalisé par le secrétariat général de l’ONU.
« J’attends l’arrivée du secrétaire général adjoint aux affaires juridiques, Nicolas Michel, qui insiste pour venir au Liban pour me remettre le projet finalisé », a indiqué le ministre.
Évoquant par ailleurs sa rencontre avec le chef de la commission...