«Casques bleus bienvenus », lit-on sur une pancarte jaunie, à l’entrée d’une vieille échoppe de tailleur de Tebnine, selon Lynn Noueyhed, de l’AFP. Dans cette ville comme dans d’autres localités du Liban-Sud, les pancartes écrites en anglais sont nombreuses, à destination des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), en place depuis 28 ans dans le secteur.
Les habitants espèrent aujourd’hui que le déploiement d’une Finul élargie, dont les effectifs pourraient atteindre à terme les 15 000 hommes, vont doper un peu plus les activités commerciales dans la région. « C’est ce qui peut arriver de mieux. Ils sont avec nous depuis 20 ans », assure Ali Fawaz, à la tête d’un magasin de jouets de Tebnine, où des Casques bleus polonais sont basés. « Les gens dans la zone sont des fermiers. Ils ne peuvent pas dépenser autant que les Nations unies. »
Le Liban-Sud s’était vu privé d’importantes rentrées d’argent lorsque les effectifs de la Finul avaient été revus à la baisse il y a six ans, passant de 6 000 à 2 000 soldats, à la suite du retrait israélien. Après les 34 jours de guerre entre Israël et le Hezbollah, plusieurs milliers de militaires étrangers vont de nouveau s’établir dans la région.
« C’est super parce que nous souhaitons la stabilité et la paix dans nos têtes. Nous sommes contents. Et le commerce devrait reprendre de plus belle après cette guerre », confie Souad Beydoun, gérante de trois magasins à proximité de la base onusienne de Hariss.
« Les Européens dépensent »
Des villes comme Naqoura, où est installé le quartier général de la Finul, ont profité du commerce avec les Casques bleus pour se développer, ouvrant des restaurants, des bars et des magasins de musique, de vidéocassettes et de produits électriques.
La Finul emploie à l’heure actuelle plus de 300 Libanais, ce qui en fait un des principaux employeurs de la région. Et les habitants espèrent que la Finul élargie leur apportera autant de nouveaux clients que de nouveaux emplois.
Le départ des Casques bleus venus d’Europe, notamment des Scandinaves, avait provoqué des mécontentements dans la population locale. Les soldats restés en poste – Ghanéens et Indiens en majorité –, moins bien payés, dépensent moins. Les Libanais du Sud se réjouissent ainsi du déploiement de la Finul élargie, dont le tiers des effectifs devrait être fourni par la France et l’Italie.
« D’un point de vue économique, nous sommes contents de l’envoi de davantage de Casques bleus, et nous sommes contents qu’ils soient européens, parce qu’ils dépensent », explique Hussein Asseily, commerçant basé à Hariss. « Lorsque les Irlandais étaient ici, les affaires marchaient bien. Nous vendions des jeux pour ordinateurs, des bijoux. Aujourd’hui, avec les soldats africains, nous vendons des objets de moins grande valeur. Cela varie selon leur salaire. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «Casques bleus bienvenus », lit-on sur une pancarte jaunie, à l’entrée d’une vieille échoppe de tailleur de Tebnine, selon Lynn Noueyhed, de l’AFP. Dans cette ville comme dans d’autres localités du Liban-Sud, les pancartes écrites en anglais sont nombreuses, à destination des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), en place depuis 28 ans dans le secteur.
Les habitants espèrent aujourd’hui que le déploiement d’une Finul élargie, dont les effectifs pourraient atteindre à terme les 15 000 hommes, vont doper un peu plus les activités commerciales dans la région. « C’est ce qui peut arriver de mieux. Ils sont avec nous depuis 20 ans », assure Ali Fawaz, à la tête d’un magasin de jouets de Tebnine, où des Casques bleus polonais sont basés. « Les gens dans la zone sont des...