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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Coup de froid sur la Bourse de Beyrouth

Après plusieurs séances consécutives de hausse, la Bourse de Beyrouth a éprouvé hier le besoin de souffler. On a ainsi relevé une tendance aux prises de bénéfices, vraisemblablement motivée par les inquiétudes que commence à susciter la situation au Liban. À cet égard, certains opérateurs semblent convaincus que la guerre n’est finie que sur le papier de la résolution 1701 : dans leur esprit, l’affrontement entre Israël et le Hezbollah peut reprendre à tout moment tant que les troupes de l’ONU ne se déploient pas au Liban-Sud. La multiplication des violations de la trêve a donc ravivé ces craintes et amené les opérateurs à s’interroger sur les perspectives de hausse de plusieurs valeurs cotées. Dans ce contexte, les actions de Solidere n’ont pas tardé à payer les frais de cette situation alarmante. C’est ainsi qu’après avoir entamé la journée en hausse, les actions A de cette société ont subi la pression des ventes bénéficiaires, les ramenant en clôture à 18,26 $ contre 18,80 $ la veille (-2,87 %). Il en est de même des actions B qui ont fini à 18,60 $ contre 19,02 $ pendant la même période (-2,2 %). Phénomène identique dans le compartiment des bancaires avec la baisse des actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank de respectivement 2,02 $ à 1,99 $ (-1,48 %) et de 2,01 $ à 1,97 $ (-1,99 %). Les certificats GDR de la Bank Audi n’ont pas été épargnés, retombant de 61,70 $ à 60,30 $ (-2,26 %), ainsi que ceux de la BLOM Bank qui sont redescendus de 70 $ à 69,55 $ (-0,64 %). Seules les actions de la banque BEMO ont pu tirer leur épingle du jeu après une absence prolongée, bondissant de 4,05 $ à 4,44 $ (+9,62 %). Par ailleurs, le cimentier Holcim a vainement tenté de poursuivre son mouvement ascensionnel, se maintenant finalement à 2,75 $, après un départ en hausse à 2,88 $. En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a cédé 23,76 points ou 1,72 % à 1 359,14 points, mais dans un marché moins actif que ces derniers jours. C’est ainsi qu’on a relevé hier la négociation de 572 972 titres d’une valeur de 5 980 521 $, dont 162 273 actions A et B de Solidere d’une valeur de 3 003 356 $, contre 1 093 721 titres d’une valeur de 9 329 911 $, dont 250 204 actions A et B de Solidere d’une valeur de 4 714 007 $, la veille. Sur le marché des changes, l’offre du dollar s’est un peu contractée hier en raison des inquiétudes suscitées par la situation au Liban-Sud. Mais il n’en demeure pas moins que le demande de cette monnaie est restée très limitée. Finalement, offre et demande se sont équilibrées dans une fourchette allant de 1 513 à 1 514 LL, sans le moindre recours à la Banque du Liban. Les grandes Bourses dans le rouge après le ralentissement de l’immobilier US Les Bourses internationales ont terminé en baisse hier, après la publication d’un indicateur sur l’immobilier ancien aux États-Unis témoignant du ralentissement de l’économie américaine. À cet égard, les opérateurs ont fait état de la baisse de 4,1 % des reventes de logements aux États-Unis en juillet après 1,3 % en juin, leur plus bas niveau depuis deux ans et demi, pour prendre leurs gains sur plusieurs sociétés liées au secteur de la construction. En outre, la baisse des prix du pétrole, qui devait être une bonne nouvelle pour les consommateurs, a aussi pesé sur les sociétés productrices et par ricochet sur la tendance des marchés boursiers. Il en est de même de l’avertissement lancé par National Semi-Conductor sur son chiffre d’affaires par rapport au secteur de la haute technologie. Dollar toujours soutenu Sur les marchés internationaux des changes, l’euro, incapable de profiter de l’affaiblissement de l’immobilier américain, a continué de s’effriter face au dollar. Ce dernier est resté soutenu par les perspectives de hausse des taux d’intérêt de la Fed au lendemain des propos tenus la veille par les présidents des banques de Réserve de Chicago et d’Atlanta à ce sujet. Élie KAHWAGI
Après plusieurs séances consécutives de hausse, la Bourse de Beyrouth a éprouvé hier le besoin de souffler. On a ainsi relevé une tendance aux prises de bénéfices, vraisemblablement motivée par les inquiétudes que commence à susciter la situation au Liban. À cet égard, certains opérateurs semblent convaincus que la guerre n’est finie que sur le papier de la résolution 1701 : dans leur esprit, l’affrontement entre Israël et le Hezbollah peut reprendre à tout moment tant que les troupes de l’ONU ne se déploient pas au Liban-Sud. La multiplication des violations de la trêve a donc ravivé ces craintes et amené les opérateurs à s’interroger sur les perspectives de hausse de plusieurs valeurs cotées.
Dans ce contexte, les actions de Solidere n’ont pas tardé à payer les frais de cette situation alarmante....