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Les soldats prennent position dans Khiam dévasté

L’armée libanaise a pris position hier dans la localité totalement dévastée et déserte de Khiam. « C’est un vrai tremblement de terre ici », dit un officier en montrant du doigt les immeubles affaissés et les monticules de décombres qui font penser à un séisme, rapporte Sammy Ketz, dans un reportage pour l’AFP. Un caporal apporte une pelle à un homme qui fouille les gravats de sa maison à la recherche de vêtements pour sa famille qu’il entasse dans une fourgonnette. « Toute ma fortune était dans ma maison. Nous sommes partis précipitamment et j’ai tout laissé. Je n’ai plus d’argent pour racheter des affaires pour mes enfants », explique Abdel Rahim Abdallah, 40 ans. Puis, en montrant le soldat qui est venu lui porter assistance, il ajoute : « Ah, si seulement ils étaient venus plus tôt, nous n’aurions pas connu tous ces malheurs. » Il ne veut pas expliciter ses propos. Oum Hussein Tanoukhi, 62 ans, et Batoul Ghosn, 57 ans, deux amies, boivent pour la première fois ensemble leur café devant la maison de l’une d’elles en fumant une cigarette. Cela fait un mois qu’elles ne se sont pas revues car l’une avait trouvé refuge à Beyrouth et l’autre dans la montagne à l’est de la capitale. « Bien sûr que nous sommes contentes de voir les soldats. La Résistance nous a sauvées et l’armée doit nous protéger, car les Arabes ne feront rien pour nous », affirme Oum Hussein Tanoukhi. « Que Dieu bénisse l’armée », ajoute l’autre. Quand on leur demande à quand remonte la dernière fois qu’elles ont vu un soldat libanais ici, elles se regardent dubitatives : « Oh, il y a au moins 30 ans », dit l’une d’elles. Sans électricité, sans eau ni téléphone, Khiam est quasiment vide. Dans le centre-ville, assis sur la marche d’une maison, trois membres du Hezbollah en civil discutent. Interrogé sur la direction prise par les militaires, le militant répond renfrogné : « Tu crois que l’armée sait où elle va ? » Selon le général Charles Chikhani, qui dirige la 10e brigade d’infanterie, ses hommes se sont déployés dans le triangle de Zamaraya, Hasbaya et Marjayoun, ainsi qu’à Khiam et Chebaa. « Le déploiement va se poursuivre dans ce secteur, mais pas dans le secteur de Kfar Kila et la porte de Fatmé, car il y a encore une présence résiduelle israélienne », dit-il à l’AFP.
L’armée libanaise a pris position hier dans la localité totalement dévastée et déserte de Khiam. « C’est un vrai tremblement de terre ici », dit un officier en montrant du doigt les immeubles affaissés et les monticules de décombres qui font penser à un séisme, rapporte Sammy Ketz, dans un reportage pour l’AFP.
Un caporal apporte une pelle à un homme qui fouille les gravats de sa maison à la recherche de vêtements pour sa famille qu’il entasse dans une fourgonnette. « Toute ma fortune était dans ma maison. Nous sommes partis précipitamment et j’ai tout laissé. Je n’ai plus d’argent pour racheter des affaires pour mes enfants », explique Abdel Rahim Abdallah, 40 ans. Puis, en montrant le soldat qui est venu lui porter assistance, il ajoute : « Ah, si seulement ils étaient venus plus tôt, nous...