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La Turquie a fouillé des avions iraniens se rendant en Syrie

La Turquie a récemment forcé deux avions-cargos de la compagnie aérienne iranienne se rendant en Syrie à se poser dans le Sud-Est du pays pour rechercher d’éventuels équipements militaires, dont des roquettes, a déclaré jeudi le ministère turc des Affaires étrangères. Le journal à gros tirage Hürriyet a rapporté que ces appareils avaient été invités à atterrir à l’aérodrome de Diyarbakir, respectivement le 27 juillet et le 8 août. Aucune arme n’a été retrouvée, selon le journal. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Namik Tan, a confirmé lors d’un point de presse hebdomadaire que son pays avait bien procédé à une fouille de ces avions, mais a tenu à souligner que cela s’était réalisé « conformément aux règles du droit international ». « Il s’agit d’une activité de routine », a-t-il dit, ajoutant que l’incident n’avait provoqué aucune friction diplomatique avec l’Iran voisin. Signalons dans ce cadre qu’un responsable de la sécurité israélienne, cité par l’AFP, a souligné hier qu’Israël souhaite voir la Turquie empêcher l’Iran d’utiliser son espace terrestre et aérien pour faire parvenir des armes aux combattants du Hezbollah via la Syrie. Les renseignements israéliens considèrent que la quasi-totalité des armes lourdes que l’Iran a fournies au Hezbollah ont transité par le territoire ou l’espace aérien turcs avant de parvenir en Syrie puis au Liban, dit-on dans les milieux israéliens de la sécurité. De source israélienne, on estime que la Turquie peut être la clé de l’embargo sur les armes destinées au Hezbollah (prévu par la résolution 1701) du fait que les autres voies d’acheminement – par l’Irak et la Jordanie – sont coupées. Les consultations avec le gouvernement turc viennent tout juste de commencer, ajoute-t-on de même source sous la garantie de l’anonymat. Mark Regev, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, s’est refusé à fournir des détails sur le rôle que pourrait jouer la Turquie, pays membre de l’OTAN, qui entretient de bonnes relations avec l’État juif et les pays arabes. Regev a néanmoins déclaré que « le succès de l’application de l’embargo international sur les armes est une épreuve de vérité pour le succès de l’opération de l’ONU au Liban ». Comme on lui demandait si Israël avait pressé la Turquie de perquisitionner à bord d’avions iraniens, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Namik Tan, s’est borné à répondre : « Chaque pays prend ses décisions et les applique. » Notons que Amman a déjà interdit que les cargaisons iraniennes empruntent l’espace aérien jordanien, déclare-t-on de source israélienne. Selon des diplomates occidentaux, les forces américaines s’emploient de leur côté à empêcher que les livraisons de l’Iran transitent par l’Irak. « Dans les prochains jours, la Syrie essaiera peut-être de réapprovisionner le Hezbollah en roquettes. Que ferons-nous ? Si nous les laissons entrer, ce sera une défaite pour Israël », souligne-t-on de source israélienne. Des responsables ont fait savoir que Tsahal serait autorisée à employer au besoin la force pour empêcher l’arrivée de cargaisons d’armes au Liban en violation du cessez-le-feu. Les autorités israéliennes présentent d’avance ce type d’action, qui peut prendre la forme de raids aériens, comme des actes « défensifs » et donc acceptables dans le cadre de la résolution de l’ONU.
La Turquie a récemment forcé deux avions-cargos de la compagnie aérienne iranienne se rendant en Syrie à se poser dans le Sud-Est du pays pour rechercher d’éventuels équipements militaires, dont des roquettes, a déclaré jeudi le ministère turc des Affaires étrangères.
Le journal à gros tirage Hürriyet a rapporté que ces appareils avaient été invités à atterrir à l’aérodrome de Diyarbakir, respectivement le 27 juillet et le 8 août.
Aucune arme n’a été retrouvée, selon le journal.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Namik Tan, a confirmé lors d’un point de presse hebdomadaire que son pays avait bien procédé à une fouille de ces avions, mais a tenu à souligner que cela s’était réalisé « conformément aux règles du droit international ».
« Il s’agit d’une activité de...