Élargissant le débat aux questions fondamentales de l’entrée dans la modernité, du modèle politique libanais et de l’insertion des chiites dans leur milieu national, le chef du PSP a ouvert une large parenthèse dans son discours proprement politique pour citer à l’appui de son argumentation des propos tenus à Beyrouth, en 2003, par l’ancien président iranien Khatami, ainsi que l’émouvant testament politique de l’imam Mohammad Mehdi Chamseddine, l’ancien président du Conseil supérieur chiite. M. Joumblatt a recommandé à tout chiite libanais de lire attentivement et de méditer le testament politique de Chamseddine.
M. Joumblatt a cité le président Khatami plaidant pour « un islam rationnal, et progressiste », à opposer à un islam « rigide, réactionnaire et extrémiste » ; plaidant aussi pour un christianisme prônant l’amour et le pardon, seul susceptible de « réduire les dangers fondamentalistes et l’apparition de conflits religieux menés au nom du christianisme ». « C’était, a dit M. Joumblatt, préfigurer ce qui se passe aujourd’hui avec les néoconservateurs aux États-Unis et le fondamentalisme islamique façon Ahmadinejad. »
M. Joumblatt cite aussi le président Khatami affirmant considérer le Liban comme « centre fondamental pour le dialogue (...) berceau d’une action rationnelle et d’engagement vers la paix et la stabilité ».
Le chef du PSP aborde ensuite le testament politique de l’imam Mohammad Mehdi Chamseddine, ou encore ce qu’on a appelé ses « recommandations dernières », faites quelques semaines avant sa mort. Chamseddine y affirmait notamment : « Je recommande à mes fils et à mes frères chiites, dans quelque patrie ou société où ils se trouvent, de s’y intégrer et de ne pas chercher à s’en distinguer, de ne pas s’inventer un projet particulier qui les distingue. »
L’imam Chamseddine est également cité recommandant à l’élite intellectuelle des chiites de s’ouvrir à la « pensée moderne, à la modernité » et endossant après mûre réflexion le confessionnalisme politique à la libanaise. « Il me semble, dit l’ancien président du Conseil supérieur chiite, que l’abolition du confessionnalisme politique ferait courir au Liban une grande aventure qui menacerait son destin ou, à tout le moins, sa stabilité et son indépendance. Je recommande qu’on s’en tienne au confessionnalisme politique, en le réformant, et je pense que la formule de Taëf est la formule modèle dans ce domaine. » « Ainsi, a conclu M. Joumblatt, l’imam Chamseddine a bien recommandé Taëf, un mot que d’autres (allusion à Hassan Nasrallah) n’ont pas jusqu’à présent prononcé. »
Élargissant le débat aux questions fondamentales de l’entrée dans la modernité, du modèle politique libanais et de l’insertion des chiites dans leur milieu national, le chef du PSP a ouvert une large parenthèse dans son discours proprement politique pour citer à l’appui de son argumentation des propos tenus à Beyrouth, en 2003, par l’ancien président iranien Khatami, ainsi que l’émouvant testament politique de l’imam Mohammad Mehdi Chamseddine, l’ancien président du Conseil supérieur chiite. M. Joumblatt a recommandé à tout chiite libanais de lire attentivement et de méditer le testament politique de Chamseddine.
M. Joumblatt a cité le président Khatami plaidant pour « un islam rationnal, et progressiste », à opposer à un islam « rigide, réactionnaire et extrémiste » ; plaidant aussi pour un...
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