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CRISE Le tourisme israélien affecté par le conflit

Haut lieu du tourisme en Israël, la région du lac de Tibériade a rarement été si déserte en plein été, rapporte l’AFP. En pleine saison touristique, les hôtels restent vides, les plages sont boudées par les vacanciers et des chiens abandonnés errent sur les routes sans âme qui vive. Pas un seul touriste ne s’aventure dans les rues de Kinneret, une station balnéaire située à l’extrémité sud du lac, à portée des roquettes du Hezbollah. L’économie touristique en Israël et au Liban a payé un lourd tribut au conflit qui dure depuis près d’un mois entre le parti chiite et Israël. À Tibériade, la plus importante station touristique de Galilée, les 400 chambres de l’hôtel Tulipe d’or sont vides depuis plusieurs semaines. Pour réduire les pertes, qui se chiffrent à quelque 100 000 dollars par jour, la direction de l’hôtel a décidé de couper les lumières et la climatisation. « On ne peut rien faire », dit le gérant, assis à son bureau, les yeux fixés sur un registre de réservations vierge. La situation est devenue si difficile que les députés israéliens devraient bientôt approuver un programme d’aide aux hôteliers pour leur permettre au moins de payer leurs employés. « Pire qu’en 1982 » Avant que la guerre ne vienne bouleverser les prévisions, la saison touristique s’annonçait pourtant excellente, avec plus de trois millions de visiteurs attendus dans le pays, soit un apport financier de 3,5 milliards de dollars, selon les estimations du ministère du Tourisme. De nombreux Israéliens ont eux aussi choisi de ne pas partir en voyage, certains à cause de leurs obligations – notamment les militaires réservistes –, d’autres de crainte de rencontrer des réactions hostiles à l’étranger. Les annulations se multiplient pour Chypre, une destination très courue par les Israéliens, note le journal Haaretz. « La présence à Chypre d’un nombre élevé de réfugiés de guerre, à la fois des Libanais et des ressortissants étrangers, a conduit de nombreux vacanciers israéliens à repousser ou à changer leurs projets de vacances », précise le journal. À Métulla, la ville israélienne située la plus au nord, seuls des journalistes occupent les chambres de l’Alaska Inn. « Je n’ai rien vu de pire depuis plus de vingt ans, estime le directeur de l’hôtel, Reuven Wineberg, rappelant l’invasion israélienne du Liban au début des années 1980. En 1982, nous avons eu de la chance. Les combats avaient commencé en juin, mais ils se sont terminés rapidement, et nous avons à nouveau fait le plein en juillet et en août. »
Haut lieu du tourisme en Israël, la région du lac de Tibériade a rarement été si déserte en plein été, rapporte l’AFP.
En pleine saison touristique, les hôtels restent vides, les plages sont boudées par les vacanciers et des chiens abandonnés errent sur les routes sans âme qui vive. Pas un seul touriste ne s’aventure dans les rues de Kinneret, une station balnéaire située à l’extrémité sud du lac, à portée des roquettes du Hezbollah. L’économie touristique en Israël et au Liban a payé un lourd tribut au conflit qui dure depuis près d’un mois entre le parti chiite et Israël. À Tibériade, la plus importante station touristique de Galilée, les 400 chambres de l’hôtel Tulipe d’or sont vides depuis plusieurs semaines.
Pour réduire les pertes, qui se chiffrent à quelque 100 000 dollars par jour,...