Israël a accueilli plutôt positivement le projet franco-américain de résolution pour le Conseil de sécurité sur le Liban, tout en réservant sa réponse.
Le texte a ainsi été jugé « très important » par le ministre israélien du Tourisme, Yitzhak Herzog, qui assume un rôle de porte-parole. « C’est très important, car ce projet montre que l’on entre dans la phase de la diplomatie », a-t-il déclaré, précisant qu’Israël « doit encore en connaître tous les détails pour se prononcer, d’autant que le projet est susceptible encore d’être modifié ». Il a réaffirmé, par ailleurs, l’exigence d’Israël d’une libération sans conditions de ses deux soldats enlevés par le Hezbollah sur la frontière le 12 juillet, lors de l’attaque qui avait mis le feu aux poudres.
Le représentant d’Israël à l’ONU, Dan Gillerman, a estimé de son côté que le texte n’exigeait pas un « cessez-le-feu immédiat », ce qui correspond aux demandes israéliennes. « Le texte, s’il est adopté, exige seulement d’Israël de stopper ses opérations offensives, ce qui signifie clairement qu’Israël a le droit de se défendre », a-t-il déclaré à l’antenne de la radio publique.
Quant au vice-Premier ministre israélien, Shimon Peres, il a estimé hier qu’il fallait faire preuve de patience avant l’application d’une résolution du Conseil de sécurité sur un cessez-le-feu au Liban. « Le projet de résolution envisage une cessation des hostilités, puis un cessez-le-feu et la mise en place d’une force multinationale (...). Il faut donc être patients. Tout cela n’est pas une affaire de jours, mais de semaines. C’est au monde de donner une réponse au Hezbollah, et pas seulement à Israël (...). Cette organisation meurtrière tire sans raison des roquettes Katioucha sur des populations civiles. Elle sert une puissance étrangère, l’Iran, pour détruire le Liban », a-t-il déclaré. « Les Libanais ne sont pas nos ennemis. Si le gouvernement libanais cède au Hezbollah, le Liban s’enfoncera dans la violence et l’autodestruction », a encore dit Shimon Peres.
Également interrogé à la radio, le ministre de l’Habitat, Meir Sheetrit, a estimé qu’« il est impossible de désarmer le Hezbollah, parce qu’il est composé de milliers d’hommes armés dispersés en vêtements civils sur tout le territoire libanais ». Il a émis l’espoir que « le Conseil de sécurité finalise rapidement sa résolution en vue d’un accord sur un cessez-le-feu (...). Nous avons détruit la plus grande partie des roquettes dont le Hezbollah disposait, et il faut empêcher qu’il puisse se réarmer et redevenir une menace stratégique pour Israël », a-t-il ajouté.
Enfin, signalons qu’un haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré à l’AFP que « la totalité de ce document, sous réserve qu’il soit accepté tel quel, est très valable et peut apporter une solution durable et efficace à la crise. C’est une sorte de feuille de route, de mode d’emploi qui va permettre à la communauté internationale d’intervenir et au Liban d’instaurer sa souveraineté sur tout son territoire, à la condition cependant que ce texte soit rapidement suivi d’un autre vote sur le positionnement au Liban-Sud d’une force multinationale », a-t-il dit.
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Le texte a ainsi été jugé « très important » par le ministre israélien du Tourisme, Yitzhak Herzog, qui assume un rôle de porte-parole. « C’est très important, car ce projet montre que l’on entre dans la phase de la diplomatie », a-t-il déclaré, précisant qu’Israël « doit encore en connaître tous les détails pour se prononcer, d’autant que le projet est susceptible encore d’être modifié ». Il a réaffirmé, par ailleurs, l’exigence d’Israël d’une libération sans conditions de ses deux soldats enlevés par le Hezbollah sur la frontière le 12 juillet, lors de l’attaque qui avait mis le feu aux poudres.
Le représentant d’Israël à...